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beaute Viser la lune, de la cosmétique adaptée à chacun

Carmen Hervas Alonso a créé sa marque de cosmétique à Marseille il y a trois ans. Elle a lancé son eshop juste avant la crise sanitaire et espère que le déconfinement va offrir à Viser la lune la notoriété qu'elle attend. Elle nous parle de son parcours et de la spécificité de sa marque.
Viser la lune, de la cosmétique adaptée à chacun
D.R. - L'un des produits phares de Viser la Lune ce sont des savons saponifiés à froid et réalisés entièrement à la main avec pour chacun, une action spécifique.

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La madrilène Carmen Hervas Alonso est arrivée à Marseille en 2013 pour finaliser ses études de pharmacie avec un stage de six mois à l'hôpital Sainte-Marguerite. Elle a un vrai coup de foudre pour la ville et décide d'y rester. « Après mon stage, j'ai enchaîné les petits boulots et poursuivi mes études à Marseille avec un master 2 en cosmétique. J'avais déjà en tête l'idée de créer ma propre marque, à défaut d'intégrer le monde de l'industrie ». En effet, elle s'est heurtée à son manque d'expérience professionnelle pour trouver un poste dans ce milieu dans la région.

Le déclic en 2017

Quatre ans après son arrivée en France, avec 20 000 € en poche et 8 000 € de prêt bancaire, elle crée donc sa marque de savonnerie artisanale, Viser la lune. « Grâce à mes connaissances en botanique, en formulation et en biologie, je voulais créer des produits adaptés aux besoins de chacun ». C'est ainsi qu'elle imagine des savons énergisants, toniques, purifiants ou adaptés aux peaux atopiques.

Carmen crée également des huiles de massage, des gommages spécifiques, mais c'est sans doute du côté des baumes que sa valeur ajoutée de pharmacienne fait la différence. L'un répare les muscles fatigués, l'autre agit sur les voies respiratoires ou encore les douleurs au ventre. La plupart de la gamme Viser la lune cible vraiment des besoins spécifiques. Sa clientèle ? « Des personnes sensibles au respect de l'environnement [ses produits sont vendus dans du verre ou du papier Kraft, ndlr], à l'utilisation de produits bio et vegan, à la notion de zéro déchet, au commerce équitable, mais avec un certain pouvoir d'achat. Car je me suis aperçue que tout le monde ne comprend pas que je vende des savons entre 7 et 9,50 € », souligne la créatrice.

Si pendant trois ans, Carmen a réalisé ses ventes uniquement en direct, lors de marchés de créateurs ou de salons, en lançant son eshop en mars dernier, elle espère toucher une clientèle bien plus large. « Pendant la crise sanitaire, j'ai vendu une vingtaine de produits seulement. J'espère en vendre d'ici quelques mois une vingtaine par jour ! ». Ce qui lui permettrait enfin de se dégager un salaire et de vivre pleinement de cette activité qui la passionne.

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