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Valérie Frojo « J'ai toujours dessiné des bijoux »

A l'occasion de la prolongation du pop-up store Charlet, rue Grignan, rencontre avec Valérie Frojo, la nouvelle directrice artistique de la marque.
Valérie Frojo « J'ai toujours dessiné des bijoux »
D.R. - Valérie Frojo est devenue directrice artistique de la marque de bijoux Charlet

Economie Publié le , par

Plutôt discrète et réservée, Valérie Frojo s'est donc prêtée au jeu de l'interview, pour nous dévoiler les coulisses de son arrivée chez Charlet, l'été dernier. Au départ en 2013, Charlet s'appelait Charlet by Aime, en référence à la designer choisie par Edouard Frojo, son mari, pour imaginer les premières collections. Magali Pont (créatrice de la marque Aime) en imaginera huit, dont la toute première déjà iconique Aura, est inspirée des médailles vintage. « Dès le départ, Edouard savait que Magali Pont serait de passage. Il ne voulait pas reproduire le schéma qu'il a eu avec Frédérique Dessemond, créatrice de Ginette NY, qui a décidé en 2013 d'arrêter leur collaboration. Il a toujours eu envie d'avoir sa propre marque, mais pas une marque éponyme, une marque qui pourrait avoir une large diffusion. »

Pour autant, chacun peut se demander comment Valérie Frojo est arrivée dans l'histoire. « J'ai toujours dessiné des bijoux pour mes filles et moi. J'ai constamment un carnet de croquis dans mon sac, dans lequel je note mes idées. » C'est donc tout naturellement, quand l'idée de la fin de la collaboration de son mari avec Magali Pont s'est fait sentir, qu'elle a pu trouver sa place. Celle qui a suivi une formation de marketing, puis a été de longues années visiteuse médicale, devient désormais la directrice artistique de la marque maison.

Le tournant

Quant on lui demande, compte tenu du succès de Charlet, si elle n'a pas eu la pression en prenant les rênes de sa première collection, Valérie répond simplement. « J'ai fait à mon idée. Je voulais des pièces plus abordables et moins graphiques. » Deux collections, Diamantée et Pyramide, sont disponibles et se portent au quotidien, comme des bijoux de peau. Pour l'instant, pas de pièce extravagante, mais des bijoux faciles à vivre. La bonne idée ? Imaginer une bélière à accrocher à sa chaîne, sur laquelle se suspend l'un de ses pendentifs, qui s'adaptent aussi sur des mini-créoles. Valérie mise sur la personnalisation et le choix de la cliente, pour porter à sa convenance une boucle d'oreille longue, ou plus courte. Ses boucles d'oreilles s'achètent aussi à l'unité, tendance oblige.

Le réseau

Pour l'heure, la marque est bien sûr disponible dans les quatre bijouteries Frojo, mais aussi chez Merci, ainsi que dans des bijouteries multimarques, soit une petite quinzaine de points de vente haut de gamme. Ouvert pendant les fêtes de fin d'année, le pop-up store de la rue Grignan est prolongé jusqu'à fin mai, face au succès de la boutique éphémère. Mais tout reste encore à faire pour une diffusion et un succès à la hauteur de celui rencontré par Ginette NY…

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