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Marseille : Unitel précise ses intentions pour le campus digital Theodora

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Marseille : Unitel précise ses intentions pour le campus digital Theodora
THEODORA - Carta Associés & AER Studio - Le futur campus Theodora.

A la tête de la holding Unitel qu'il détient à 100 %, Kevin Polizzi a détaillé le 2 février les phases de lancement et construction du campus digital qu'il projette à Marseille. Ouverture prévue en 2024.

« La génération Covid ne sera pas sacrifiée mais accélérée », a conclu Kevin Polizzi, à l'issue de la présentation des avancées du Digital Innovation Hub -Theodora qu'il programme dans le 14e arrondissement de Marseille. Ce « campus » dont il a dévoilé les contours en mars 2020 reste, malgré la crise sanitaire, plus que jamais d'actualité aux yeux du fondateur de Jaguar Network, à la tête de la holding Unitel qui chapeaute les activités multiples dans lesquelles il investit. « La data change le monde. Theodora utilisera le meilleur de ce monde », promet-il, déterminé à combiner sur le lieu intelligence artificielle, données, infrastructures numériques haut débit, nouveaux modes de construction, de formation, de mobilité...


Lire aussi : Theodora, futur campus du numérique de Jaguar Network


S'il a dû revoir l'échéancier en raison des retards pris par la démolition de la passerelle du boulevard Capitaine Gèze, voisine des terrains, il table sur l'obtention d'un permis de construire en 2021, une mise en chantier début 2022 et la réalisation des 18 000 m2 de la première phase du projet à l'horizon 2024. La deuxième phase s'étendra sur 17 000 m2. Situé sur 1,6 hectare, Theodora nécessitera 100 millions d'euros d'investissement et créera 1 000 emplois directement, 2 000 indirectement. Il comprendra des bureaux (70 %) pour des sociétés du numérique, des salles de formation (10 %), des logements et espaces partagés (15 %), des « tiers-lieux » (5 %). La nature ne sera pas négligée, avec la remise en valeur du ruisseau des Aygalades et une végétalisation pensée en fonction des contraintes du site.

« Nous mettons les moyens au service d'une ambition pour réussir collectivement, chacun dans ses responsabilités » insiste-t-il, en précisant que Theodora a été imaginé pour lever les freins qui pénalisent la métropole Aix-Marseille Provence sur la qualification et le recrutement des jeunes, les déplacements interurbains, le logement, l'appréhension des nouvelles technologies, mais aussi sur les attentes nées de cette crise pour un meilleur équilibre entre vie privée et professionnelle. « Nous allons apprendre en marchant », glisse-t-il, convaincu que l'organisation des entreprises n'a pas fini d'être chamboulée.

Secouer les pratiques

Pour lui, Theodora doit d'ailleurs contribuer à bouleverser les habitudes de l'univers de la construction. S'appuyant sur Carta Associés et VLEG, Kevin Polizzi dit vouloir « construire plus vite, plus fiable, plus vert » en maximisant la modularité des bâtiments pour leurs différents usages. Il se refuse donc à penser le projet par corps de métiers « qui ne se parlent pas ou ne se comprennent pas ». Il veut réunir des professionnels aptes à œuvrer sur des approches similaires à l'informatique. « Quand on développe un logiciel, il faut parler à tout le monde. Ceux qui construiront Theodora devront afficher cet état d'esprit. C'est l'efficacité opérationnelle qui compte », affirme-t-il.

De nombreuses sociétés régionales sont déjà actives en recherche et développement pour esquisser des solutions innovantes. De même, sur les formations destinées à 500 à 600 étudiants, elles se concentreront sur les qualifications les plus en carence sur le territoire. « Il y a un gros travail de synergie à faire », lâche-t-il. Soucieux de complémentarité avec l'existant, comme l'école du numérique La Plateforme à Marseille, il se dit néanmoins déterminé à « faire bouger les lignes » dans une myriade de structures locales afin d'offrir à des jeunes, même très éloignés de l'emploi, des opportunités durables.

Unitel ne se limite pas à investir à Marseille. Kevin Polizzi étudie comment implanter à Aix-en-Provence, Istres et Aubagne les futures déclinaisons de Quanta, le siège actuel de Jaguar Network.




J.-C. Barla
Journaliste

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