AccueilEconomieUne casserie d’amandes va voir le jour à Signes

Une casserie d’amandes va voir le jour à Signes

Le contrat de construction signé cet été, entre Arnaud Montebourg et le groupe Salini, prévoit la réalisation à Signes, de la 1ère usine pour la filière française d’amandes. Investissement autour de cette casserie d’amandes éco-responsable : 12 M€.
Les travaux de la future casserie devraient débuter en 2023.
Compagnie des amandes - Les travaux de la future casserie devraient débuter en 2023.

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Depuis 2018, la Compagnie des amandes, créée par Arnaud Montebourg et François Moulias, souhaite revaloriser l’amande française en développant sa production avec de nouveaux vergers et en proposant une usine qui agrège la production, trace les produits, les stocke et en assure l’expédition. « Aujourd’hui, il y a en France de petites unités qui cassent les amandes, mais sans traçabilité, ni stockage. La moitié des agriculteurs se rend également en Espagne, mais n’a pas la certification industrielle qui est exigée. »

Pour y remédier, un contrat de construction, signé cet été entre Arnaud Montebourg et le groupe Salini, prévoit la réalisation à Signes, de la première usine pour la filière française d’amandes. « Avec cette casserie de taille moyenne, de 7 000 m2, nous voulons offrir un lieu qui réponde aux exigences du marché et qui soit à taille humaine. En 2024, nous espérons casser 300 tonnes d’amandes, sur les 1 600 tonnes de productions française espérée. À terme, nous allons pouvoir traiter jusqu’à 3 000 tonnes. Notre projet est unique en France », précise François Moulias.

différents types amandes
La nouvelle casserie fournira des amandes de bouche, des amandes pour la transformation, des amandes pour des boissons et d’autres pour les entreprises de cosmétique, comme l'Occitane. ( Crédit : Compagnie des amandes.)

Un soutien d'un des plus gros acteurs du marché des fruits secs en France

Ce projet de casserie d’amandes écoresponsable est soutenu par la commune de Signes (Var), la Chambre de commerce et d’industrie du Var, la Région Paca et la Banque des territoires sur la partie mobilière. Quant à la Compagnie des amandes, elle a le soutien de l’INRAE, qui apporte sa caution scientifique et ses compétences en recherche appliquée, du groupe Daco, l’un des plus gros acteurs du marché des fruits secs en France et de partenaires financiers.

« Depuis 2018, nous avons créé un modèle économique et démarché des agriculteurs pour les accompagner dans la création de verger d’amandiers avec un débouché commercial. Les fonds récoltés servent à développer ce programme. Il faut savoir qu’un amandier se plante lorsqu’il a 18 mois. A trois ans, il produit un peu et il faut attendre que les arbres aient six ans pour obtenir une vraie récolte. Pour l’agriculteur s’est une perte d’argent sur cinq ans, d’où nos recherches de financement pour les accompagner. Nous espérons lever 50 M€ ».

L’amande est actuellement produite en Californie (États-Unis) qui concentre 80 % de la production mondiale, 9 % proviennent d’Australie et le reste du monde se partage les 11 % restants. La France importe pratiquement toutes les amandes qu’elle consomme. En effet, elle en produit moins de 1 000 tonnes chaque année alors que la consommation moyenne est de 43 000 tonnes.

Une production locale qualitative

La Compagnie des amandes souhaite structurer et développer la filière. La casserie dont les travaux devrait débuter début 2023 sera opérationnelle dès 2024, ouverte à l’ensemble des agriculteurs. Elle fournira des amandes de bouche, des amandes pour la transformation, des amandes pour des boissons et d’autres pour les entreprises de cosmétique, comme l’Occitane. La production sera agréée et il y aura, en plus du stockage et de l’expédition, la traçabilité totale des flux.

« Notre projet est soutenu, c’est bon signe. Les consommateurs demandent une production locale qualitative. Les plantations dans l’arc méditerranéen se développent. Nous investissons 12 millions d'euros dans la casserie, dont 4 millions dans des machines performantes. Nous voulons rester attractifs pour les producteurs. Nous avons également lancé un financement participatif sur la plateforme Lita.co, afin d’atteindre l'objectif à la fin du mois d'un million d’euros pour investir dans nos vergers. »

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