AccueilEconomieUne année « hors normes » pour notre saison touristique

Une année « hors normes » pour notre saison touristique

La fréquentation touristique estivale des Bouches-du-Rhône est à l'image des superlatifs utilisés par Danielle Milon, présidente de Provence tourisme, pour présenter le bilan de la saison. Elle parle d'une année « hors normes », de « notre plus bel été », en dépit d'une « crise relancée », aux conséquences « brutales ».
Une année « hors normes » pour notre saison touristique
A. Zilbermann - Si l'été a été très bon dans son ensemble, Danielle Milon, présidente de Provence Tourisme et Isabelle Brémond, sa directrice, s'accordent à dire qu'il « faudra tenir jusqu'en 2021 ».

Economie Publié le ,

« D'habitude, c'est plutôt facile de dresser le bilan de la saison », déclare Danielle Milon, présidente de Provence tourisme. « Mais la crise sanitaire est passée par là, une crise qui a assommé le secteur, même si nous avons connu une fréquentation exceptionnelle ! » Il faut dire que normalement, « la saison » débute sur notre territoire dès les vacances de Pâques, enchaînant avec les ponts du mois de mai.

Cette année, c'est le 2 juin, jour de la levée de l'interdiction de déplacement au-delà des 100 km, qui a sonné l'ouverture de l'été. « Une semaine plus tard, le département se retrouvait avec un niveau de fréquentation égal à 2019, à la même période », constate-t-elle. « Et dès la mi-juin, nos chiffres dépassaient ceux de l'an dernier. »

L'année est encore longue

Si le cœur de l'été a dépassé les attentes du secteur, il n'en sera pas de même avec l'arrière saison, notre « été indien », cher aux Belges, Suisses et autres Anglais et Allemands. « Les nouvelles mesures et le classement en zone rouge du département les font fuir et nous ne savons pas comment va se passer la suite pour les réservations d'une part, mais aussi pour la fréquentation touristique au sens large, incluant aussi bien les manifestations sportives que culturelles. »

Le plan de relance emmené par le Département et la Métropole, dès la sortie du confinement, reste plus que jamais nécessaire pour perfuser un secteur globalement en perdition. Différents pass promotionnels sont d'ailleurs mis en place pour booster l'arrière-saison, une saison classée « prioritaire » par Danielle Milon. Car si les chiffres ont été plus que satisfaisants cet été, ils ne renfloueront pas pour autant les caisses de la filière. Quant à un futur « Noël en Provence », prisé des touristes, nul ne sait à ce jour s'il pourra se dérouler « normalement »…

Quelques chiffres

Du 17 mars au 15 août, au plan national, ce sont 2,4 millions de nuitées perdues. Les Bouches-du-Rhône sont devenues, pendant le confinement, « le lieu de repli des Parisiens », avec + 79 % de nuitées en provenance d'Ile-de-France, entre le 17 mars et le 10 mai. Cet été, le « repli de la clientèle française » a été un moteur de la fréquentation et un facteur majeur de satisfaction pour 53 % des acteurs du tourisme. Ils ont observé des comportements types tels que les réservations de dernière minute, une recherche du contact avec la nature et le souhait de visiter des lieux à la fréquentation modérée, avec une nette consommation orientée vers les circuits courts. Conséquence, 80 % des professionnels du secteur estiment que la fréquentation estivale a été « assez bonne ».

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