AccueilEconomieUn temps de réflexion sur la ville de demain avec Va jouer dehors

Un temps de réflexion sur la ville de demain avec Va jouer dehors

Après l'édition 2022 du festival de la ville appelée La ville sauvage, l'association Va jouer dehors a organisé, le 23 novembre, à Montevidéo, à Marseille, une soirée pour faire le point et évoquer la seconde édition qui s'intitulera La ville nomade.
La première édition qui s'est tenue du 15 au 17 septembre 2022, dans les anciens entrepôts Abitbol, à Marseille (15e), était la ville sauvage, une notion surprenante qui a invité à s'interroger sur le sujet.
CG Association Va jouer dehors - La première édition qui s'est tenue du 15 au 17 septembre 2022, dans les anciens entrepôts Abitbol, à Marseille (15e), était la ville sauvage, une notion surprenante qui a invité à s'interroger sur le sujet.

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En mai 2021, l'acte 1 de l'association Va jouer dehors, initiée par l'architecte marseillais Matthieu Poitevin, a réuni, le temps d'une journée, onze projets émanant de onze équipes plurielles, cinq pour Marseille, un pour Beyrouth, un autre à Athènes, et à Lille, Nantes, Strasbourg, Clermont-Ferrand.

Quatre mois après, le festival de la ville est né sous l'impulsion d'une équipe pluridisciplinaire. « Notre objectif a été, dès le départ, de mettre en place un acte politique avec un événement dédié à la ville et associant un large éventail de public afin de réfléchir et d'échanger sur cette notion », a évoqué son président. Le thème de cette première édition qui s'est tenue du 15 au 17 septembre 2022, dans les anciens entrepôts Abitbol, à Marseille (15e), était la ville sauvage, une notion surprenante qui a invité à s'interroger sur le sujet. « Nous avons pu établir des passerelles avec des personnalités de quinze nationalités différentes du Brésil, du Pérou, de Colombie, d'Espagne et d'Italie », a-t-il précisé. Olivia Fortin, adjointe déléguée à la modernisation, au fonctionnement, à la transparence et à la qualité des services municipaux de Marseille, a rappelé : « L'architecture qui a été remise au centre du jeu peut ainsi relier tous les regards sur la ville. »

L'événement singulier a suscité non seulement un vif intérêt tant de la part des architectes et des artistes que des décideurs politiques et des maîtres d'ouvrage et a généré de surcroît une large fréquentation publique avec plus de 1 000 participants.

La ville euphorique

La cité phocéenne fut ainsi l'épicentre des réflexions architecturales émanant de personnalités créatives reconnues sur la scène internationale comme Anne Lacaton et Jean-Philippe Vassal, Ester Carro, Giulia Perri, Anna Chavepayre, Rozana Montiel, la comédienne Hiam Abbass ou encore le chef cuisinier Emmanuel Perrodin.

Plusieurs temps forts ont jalonné ces trois journées et en particulier un banquet de 130 personnes. « La scénographie théâtrale a d'ailleurs nourri l'inspiration et l'imaginaire », a estimé Matthieu Rozières, fondateur de Dark Euphoria et membre du conseil d'adminsitration de Va jouer dehors. Ce furent également un work shop réunissant plus de 150 personnes ou encore Tandem qui a visé à faire dialoguer des spécialistes autour d'une même question. Mathilde Chaboche, adjointe à l'urbanisme de la ville de Marseille, a ainsi dialogué avec Giulia Perri, membre de l’association Semillas à Pangoa (Pérou), sur le thème de l'espace public.

A la suite de ce festival, a été lancée une revue appelée L'Architecture Euphorique qui doit paraître à un rythme biannuel. Elle recense, entre autres, sur le premier numéro, une vingtaine de propositions et notamment la révision du code de la construction, l'évolution de la réglementation ou encore l'accès à la cartographie. « Ce premier opus qui a été réalisé en partenariat avec l'association Va jouer dehors, la Fondation Jean Jaurès et le média Respect sera tiré à 200 000 exemplaires dont 150 000 exemplaires envoyés aux contacts du groupe SOS », a annoncé Claire Andriès, directrice générale culture de ce groupe, partenaire du festival. Des promoteurs se sont impliqués comme le groupe Quartus. « Face aux normes et aux changements de paradigme, nous devons avoir une approche plus contextuelle, résister à la standardisation et remettre l'architecture au centre du jeu », a confié Géraldine Ajax, directrice de la marque. La soirée s'est achevée avec une lecture par le comédien Grégory Montel. Des ateliers organisés à un rythme trimestriel vont permettre de prolonger les réflexions menées lors du festival.

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