AccueilEconomieUn nouveau look pour un Centre Valentine "repensé"

Un nouveau look pour un Centre Valentine "repensé"

Créé en 1982, le Centre Valentine s'offre sa première grande rénovation, après 14 mois de travaux pour un budget de 8 M€. Arnaud Tescari, directeur du Centre Valentine, nous en dit plus, quelques jours après son inauguration, jeudi dernier.
Un nouveau look pour un Centre Valentine
Modelska - Arnaud Tescari, directeur du Centre Valentine.

Economie Publié le ,

Les Nouvelles Publications : Y a-t-il eu déjà au Centre Valentine des travaux de cet ordre et pourquoi les faire maintenant ? Un lien avec la nouvelle concurrence ?
Arnaud Tescari : Nous avons déjà eu différentes phases de travaux depuis sa création, au début des années 1980. Mais de cet ordre-là, c’est la première fois ! Et non, ce n’est pas en lien avec l’ouverture des Terrasses du port par exemple. Nous sommes gérés par une copropriété de 22 propriétaires, et c’est très long de se mettre d’accord. Nous avons commencé à travailler sur ce projet en 2012.

En quoi consiste cette rénovation exactement ?
Nous avons repensé notre centre. Vous verrez désormais une nouvelle façade extérieure, des aménagements intérieurs modifiés, un éclairage renforcé, la création d’un puits de lumière naturelle et de nouveaux espaces verts et de détente. Nous voulions remercier notre clientèle de nous rester fidèle.

Vous n’avez pas ressenti une baisse de chiffre d’affaires depuis ces dernières années ? Pouvez-vous nous donner un chiffre ?
Je ne peux vous donner un chiffre, en revanche, il est clair qu’en dépit de la crise et de l’offre accrue sur le territoire, notre chiffre d’affaires reste stable. Nous accueillons à l’année 5 M de visiteurs.

Vous dites « axer le centre sur une offre encore plus mode ». Mais de quelle façon, étant donné que vous n’accueillez pas de nouvelles enseignes ?
Près du tiers de notre centaine de boutiques est axée sur l’équipement de la personne. Nous voulons souligner ce positionnement fort.

D’où le choix de cette campagne de communication pour laquelle vous faites intervenir une rédactrice en chef imaginaire…
Exactement. Nous voulions sortir de la communication habituelle des centres commerciaux. C’est un bureau d’une douzaine de commerçants qui a choisi parmi les propositions de l’agence marseillaise C&C Branding. Diane C., c’est son nom, est volontairement un personnage tranchant. Cette communication différenciante tranche avec la shoppeuse blonde traditionnelle, presque toujours représentée par les centres commerciaux.

N’avez-vous pas peur que le clin d’œil fait à Anna Wintour, la rédactrice en chef de l’édition américaine de Vogue, échappe au grand public ?
Si le public ne perçoit pas la référence, ce n’est pas là l’essentiel. L’essentiel est qu’il soit interpellé par ses punch lines*, comme « Le Centre Valentine ou rien », ce ton volontairement tranchant. Il y a un double sens et surtout, beaucoup d’humour. C’est elle qui est désormais le fil rouge de notre site Internet.

Votre nouveau site propose de nombreux articles mode. Vous avez envie qu’il devienne une référence en style ?
Nous aimerions que les clients aillent sur le site, pensé comme un blog, à l’image du elle.fr, au même titre qu’ils vont sur le site de la Marseillaise Elodie Van Zele (Chutmonsecret, NDLR). Diane C. y donne des informations tendance, crée des looks, à retrouver bien sûr en boutique. Elle est à la fois directive et accompagnante. Nous avons même fait un casting voix pour nos spots de pub, afin que la voix colle au personnage.

Jusqu’à quand sera-t-elle l’égérie du Centre Valentine ?
Au moins jusqu’à Noël prochain !

* Une punch line désigne, dans plusieurs domaines artistiques de la francophonie, une phrase forte ou choc.

Retrouvez l'intégralité de l'article dans le numéro 9921 des Nouvelles Publications (11/11/2016). Cliquez ici pour plus de renseignements sur nos offres abonnement (à partir de 55€/an).

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