AccueilEconomieTroisième confinement : « ce n'est pas une surprise » pour les patrons provençaux

Troisième confinement : « ce n'est pas une surprise » pour les patrons provençaux

Corinne Innesti, présidente de la CPME des Bouches-du-Rhône et Philippe Korcia, président de l'UPE 13 ont écouté attentivement le discours du président de la République hier soir. Face aux nouvelles mesures annoncées, les chefs d'entreprise vont s'adapter et faire preuve de résilience d'ici à mai.
Troisième confinement : « ce n'est pas une surprise » pour les patrons provençaux
Robert Poulain - Confinement Coronavirus Marseille

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C'est devant sa télévision, chez elle, que Corinne Innesti, présidente de la CPME des Bouches-du-Rhône a écouté l'allocution du Président de la République. « Les annonces étaient plus ou moins attendues. Malheureusement on le craignait et cela est arrivé. Ce n'est donc pas une surprise ». Même écho du côté de Philippe Korcia, président de l'UPE 13, « avec l'augmentation des cas de malades de la Covid-19, nous nous attendions à de telles mesures ». Face à de telles décisions, contraignantes, « les chefs d'entreprise qui ont toujours fait preuve de responsabilité vont s'adapter à la nouvelle donne », annonce d'emblée Corinne Innesti. Pas de doute pour Philippe Korcia, « les entreprises qui participent à l'effort national vont respecter les règles et faire le maximum pour tenir bon. Comme elles le font depuis le début de la crise ».

Organisation

Face à une telle situation, il s'agit donc de s'adapter. Et surtout de bien s'organiser. Avec les possibilités offertes et surtout les contraintes imposées. Avec encore certaines zones d'ombre qui méritent d'être éclaircies. C'est le cas notamment des « commerces essentiels » rebaptisés « de première nécessité ». « Le débat sur ce qui est important ou pas est un vrai débat. Je suis ravie de voir que la liste des commerces pouvant ouvrir s'est allongée mais cela ne satisfait pas tout le monde. Il faudra en discuter », annonce Corinne Innesti. Autre sujet à approfondir, selon elle : le télétravail. « Il est demandé qu'il soit systématisé lorsque cela est possible. Mais cette définition est floue. Nous demandons plus de précisions ».

Mur de la dette

« Les aides doivent continuer à tomber jusqu'à ce que la situation s'améliore, lance Philippe Korcia. Ce n'est pas le moment de laisser tomber les entreprises ». Une fois ce moment difficile passé, la CPME 13 et l'UPE 13 attendent également des mesures phares pour que les entreprises puissent se relever et non être confrontées au mur de la dette. « Nous militons d'ores et déjà pour que les dettes soient différées à long terme, qu'il s'agisse du remboursement des PGE ou des cotisations Urssaf, notamment », explique Corinne Innesti. Sa solution ? « Il est nécessaire de cumuler toutes les dettes dans un prêt de consolidation sur 15 ans. Cela permettra aux entrepreneurs, une fois la sortie de crise arrivée, de planifier leur futur ». Même écho du côté de Philippe Korcia : « Nous demandons la mise en place de prêts participatifs, de prêts à remboursement à très long terme. A cinq ans, c'est beaucoup trop compliqué ».

Accompagnement

Les représentants des organisations patronales veulent rester positifs. « Nous espérons qu'il s'agit du dernier confinement et que grâce au vaccin nous pourrons très bientôt revivre », précise Philippe Korcia. Pour mettre toutes les chances du bon côté, il souhaite « que chaque entreprise puisse prendre rendez-vous avec la médecine du travail pour faire vacciner ses équipes ». Et pour regarder un peu plus encore vers l'avenir, Corinne Innesti préconise une mesure provisoire dès la sortie de crise : « l'extension des terrasses pour les bars et restaurants afin que le chiffre d'affaires des commerçants reparte plus fortement ». Une mesure d'autant plus nécessaire que « la clientèle n'attend que ça et que les beaux jours arrivent ».

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