AccueilEconomieTertium investit dans une cleantech à fort potentiel de croissance

Tertium investit dans une cleantech à fort potentiel de croissance

Le fonds d’entrepreneurs Tertium Croissance vient de participer au tour de table de General Industries, un négociant international de déchets plastiques, basé à Aix-en-Provence spécialisé dans la régénération de ces derniers.
Les associés de General Industries et Pierre Grand-Dufay, co-fondateur de Tertium (deuxième en partant de la gauche).
C. Dupuy - Les associés de General Industries et Pierre Grand-Dufay, co-fondateur de Tertium (deuxième en partant de la gauche).

Economie Publié le ,

« C’est un investissement qui a beaucoup de sens, précise d’emblée Pierre Grand-Dufay, co-fondateur de la société marseillaise Tertium.Il est au croisement de la transition écologique et de la réindustrialisation de la France ». Ce chef d’entreprise, spécialisé dans le capital-développement, fait référence à la sixième opération de son fonds Tertium Croissance, lancé en 2018, en partenariat avec la Caisse d’épargne Cepac, Arkéa Capital, Bpifrance et AG2R La Mondiale.

Tertium en ordre de marche

Tertium apporte une enveloppe de 4,1 M€ à l’entreprise aixoise General Industries et entre dans son capital, en tant que minoritaire. Après un investissement auprès de Waga Energy, producteur de biométhane vert, et d’Ideol, éoliennes off-shore flottantes, Tertium démontre à nouveau sa capacité à se tourner vers des PME à très fort potentiel. Mais aussi son engagement en faveur de l’économie circulaire. General Industries est ainsi la deuxième cleantech soutenue par Tertium.

Economie circulaire

Fondé en 1987, General Industries possède une solide expérience dans le négoce de déchets plastiques et élastomères. La société basée à Aix-en-Provence souhaite accélérer le développement de sa filiale industrielle 1.08 Recyclage. Et pour cause, lancée en 2019, cette solution industrielle a pour objectif de faire face aux restrictions grandissantes des pays asiatiques contre l’importation de déchets sur le territoire, couplées aux nouvelles exigences règlementaires européennes, interdisant aux pays européens l’envoi de déchets plastiques impropres au recyclage. Elle propose en effet un projet permettant de transformer des déchets en produits finis et de les réintégrer dans l’économie circulaire.

Concrètement, 1.08 Recyclage, dans les prochains mois, sera capable de traiter près de 50 000 tonnes de déchets par an. Pour atteindre au plus vite cet objectif, la levée de fonds réalisée va permettre d’accélérer la création d’unités de production de traitement des matières post consommation issues de l’industries électriques et électroniques. Pour Albert Schinasi, fondateur de général Industries, pas de doute, « notre première unité de traitement à Blyes [commune de l’Ain située au cœur de la plastics vallée française, NDLR] est la réponse que les industriels attendent et nul doute que notre développement va s’intensifier dans les années à venir et que d’autres usines seront créées en France et à l’international ».

Pour le moment l’usine comprend 9 000 m2. « Nous avons également acheté les terrains mitoyens pour nous agrandir », précise Albert Schinasi. L’avenir du groupe semble assurer avec l’obligation pour les acheteurs de l’Etat, des collectivités territoriales et de leurs groupements d’acquérir des biens issus du réemploi ou de la réutilisation, ou comportant des matières recyclées, dans des proportions fixées entre 20 et 100 % selon le type de produit. Et la nécessité de sauver la planète avant qu’il ne soit trop tard.

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