AccueilEconomieStéphanie Ragu : « Les femmes sont encore un peu trop timides à mon goût »

Trois questions à Stéphanie Ragu : « Les femmes sont encore un peu trop timides à mon goût »

Ce jeudi 5 mars, l'Apec et un collectif d'acteurs du marché du travail investissent La Coque pour la 2e édition de Talent'Elles, une journée dédiée aux femmes et à leur évolution de carrière. La marraine 2020 est Stéphanie Ragu, CEO de Lauralba conseil, une entreprise de service du numérique installée à Aix qui aide les entreprises dans l'évolution et la modernisation de leur système d'information.
Stéphanie Ragu : « Les femmes sont encore un peu trop timides à mon goût »
D.R. - Stéphanie Ragu est la marraine de cette nouvelle édition de Talent'Elles.

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Les Nouvelles Publications : Ça veut dire quoi aujourd'hui « révéler ses talents au féminin », le slogan de Talent'elles ?
Stéphanie Ragu :
Il faut être curieux, ne pas avoir peur de se vendre auprès des entreprises de la région. Aujourd'hui, on n'a plus assez de candidates cadres. Au niveau national, mon secteur des technologies de l'information ne compte que 25 % de femmes. Moi-même, dans mon entreprise de 95 salariés, j'ai dû mal à recruter des femmes. Je n'en ai que 11 %, mais pour autant, il ne faut pas confondre « mixité » et « parité ».

Que faut-il changer pour que les femmes cadres aient accès à l'emploi ?
Ça passe par la formation. Les femmes cadres doivent aller dans des secteurs où il y a de la demande. On le sait, aujourd'hui, on a plusieurs carrières et je regrette que les entreprises cherchent toujours le mouton à cinq pattes ! Il faut que les mentalités changent. Il faut casser les codes.

Que vont concrètement trouver les participantes tout au long de cette journée ?
Elles vont pouvoir être coachées, simuler des entretiens, repartir avec des conseils concrets et un fil rouge pour leurs futurs entretiens d'embauche. Les femmes sont encore un peu trop timides à mon goût. Je suis ravie d'être la marraine de cette édition, de pouvoir ouvrir mon réseau et de partager mon expérience. J'ai plus l'habitude d'aller dans les écoles, via l'association Femmes du numérique, que de rencontrer des cadres. Je trouve ces deux publics complémentaires et nécessaires pour l'avenir du numérique.

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