AccueilEconomieStéphane Paglia : « Une liste renouvelée et féminisée »

Stéphane Paglia : « Une liste renouvelée et féminisée »

Le président sortant de la CCI du Pays d’Arles, Stéphane Paglia, candidat à sa succession, a dévoilé lundi 11 octobre la liste d’union UPE 13-CPME 13-U2P qu’il conduira lors du scrutin électronique, du 27 octobre au 9 novembre.
Stéphane Paglia : « Une liste renouvelée et féminisée »
CCI Pays d'Arles - Président sortant de la CCI du Pays d’Arles, Stéphane Paglia est candidat à sa propre succession à la tête d’une liste d’union.

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Les Nouvelles Publications : Comment avez-vous constitué votre liste et quelles sont les grandes tendances qui la caractérisent ?
Stéphane Paglia : Comme il s’agit d’une liste d’union, via un accord signé entre la CPME 13 et l’UPE 13 qui m’ont investi comme chef de file, je me suis reposé sur les deux organisations patronales pour faire la meilleure sélection. Tout en ayant bien sûr un regard et en apportant des candidatures d’anciens d’élus car il faut toujours mêler l’expérience et les nouvelles énergies. Nous voulions aussi féminiser au maximum la liste avec la présence de 40 % de femmes chefs d’entreprise, contre 36 % lors de la précédente mandature, et on obtiendra la parité une fois qu’on ajoutera les membres associés. 

Après, quand on constitue la liste, il y a plusieurs paramètres. Déjà, on essaye d’être le plus représentatif possible des métiers exercés sur le territoire, avec toutes les tailles d’entreprise. Ensuite, il faut faire de la géographie, c’est-à-dire avoir des candidats qui représentent la totalité du ressort de la chambre de commerce. Sur le pays d’Arles, on est sur 36 communes et on compte 34 élus donc on ne peut pas en avoir un dans chaque commune, mais il faut veiller à intégrer les villes-centres afin d’avoir un rayon d’action assez large. Enfin, nous tenions surtout à avoir des personnes qui ont envie de s’engager et qui ont du temps à donner pour l’intérêt général.

Au final, la liste comprend huit anciens élus et quatre personnes qui étaient membres associés, ce qui fait un taux de renouvellement de 65 % par rapport à la précédente mandature.

Listes d’union UPE 13-CPME 13-U2P : un mariage d’ambitions pour « accélérer » les CCI

Vous étiez déjà candidat il y a cinq ans. Est-ce qu’il a été plus facile de constituer votre liste aujourd’hui qu’à l’époque ? Le rôle majeur qu’ont joué les CCI durant la crise sanitaire a-t-il suscité des vocations ?
Cela a été plus compliqué. La première question qu’on nous pose, c’est : « Ça prend combien de temps ? ». On est toujours dans une période de crise sanitaire même si ça va mieux. Alors prendre du temps et s’engager alors qu’il faut aussi s’occuper de sa structure, se relever de ce qui s’est passé l’année dernière et se projeter sur le développement, ce n’est pas facile pour les chefs d’entreprise. Aujourd’hui, on est sur un plan de relance, on sent que l’économie reprend et on manque de bras et de cerveaux : ça va être un point clé dans les années qui arrivent. 

Quelles sont vos grandes priorités pour le pays d’Arles pour les cinq ans à venir ?
Nous voulons poursuivre le déploiement des campus créatifs sur Arles. C’est un projet que nous avions initié lors de la précédente mandature qui va être mené par la mairie d’Arles, partenaire sur le projet, ce qui est une bonne chose. Le déploiement d’infrastructures d’aménagement figure aussi dans nos priorités. La CCI gère le port de commerce d’Arles et nous avons un Plan 2024 avec 6 M€ d’investissement pour favoriser le report fer/route, faire une station d’avitaillement hydrogène-GNL [Gaz naturel liquéfié, NDLR] pour les véhicules. Il faut mettre les aménagements adéquats pour assurer cette transition écologique qui se met en place.

Nous avons aussi un plan pour développer notre palais des congrès avec la création d’une salle de 2 000 places et un auditorium, afin de pouvoir accueillir des congrès plus importants et de désaisonnaliser au maximum l’activité. Nous sommes également en train d’agrandir sur Arles un hôtel d’entreprises qui fait 1 700 m2, et on veut en installer d’autres sur le territoire pour renforcer notre implantation. Enfin, on a toujours le projet d’un incubateur au féminin, un sujet qui nous tient à cœur. Il va se concrétiser très prochainement.        

La CCI du Pays d’Arles défend un territoire au potentiel enrichi

Il y a deux grands enjeux, la transition écologique et la transition numérique, où nous sommes mandatés par l’Etat à travers le plan France Relance pour porter cette parole auprès des entrepreneurs. Sur la partie écologique, on travaillera avec les Parcs naturels puisque nous en avons deux sur notre territoire. Et sur le numérique, on va fédérer. Beaucoup d’entrepreneurs ont commencé à prendre le pli. Cette crise sanitaire a mis en évidence que la numérique était un véritable outil de développement, mais il faut encore l’accompagner et le rendre plus performant. 

On pousse aussi pour avoir de l’industrie qui vienne s’installer. On a de beaux projets industriels qui pourraient venir, touchant plutôt à la transition écologique. La crise a révélé la faiblesse structurelle du territoire l’année dernière quand le tourisme et la culture s’arrêtent, donc il nous faut d’autres piliers pour notre économie.

Durant cette campagne, ressentez-vous un plus grand intérêt pour ces élections consulaires suite au rôle joué par les CCI durant la crise sanitaire ?
Cette année, contrairement à il y a cinq ans, il n’y a qu’une liste, donc c’est dur de porter l’enjeu. En revanche, on ressent un intérêt car il y a une forte reconnaissance envers la chambre de commerce, que ce soit l’institution, les équipes, les élus. Avec la crise sanitaire, tout le monde a compris à quoi servait la CCI. C’est un peu comme une assurance : quand tout va bien, vous vous dites que ça ne sert à rien ; le jour où vous avez une catastrophe, vous êtes content d’être assuré. Là, la chambre de commerce a montré son importance de guichet unique, de point d’entrée pour les entreprises. On les a accompagnées, en partenariat avec d’autres organismes, on a quand même traité près de 6 000 dossiers pendant cette crise. Et ça, les chefs d’entreprise nous en sont reconnaissants.

On ressent aussi un intérêt pour ce que l’on va déployer et ce que l’on va faire. Après, il n’y a pas la même concurrence qu’il y a cinq ans, donc c’est un autre style de campagne où on peut bien parler des projets de fond et d’avenir.

La CCI du Pays d'Arles fait le pari de la relance

Lors de la présentation de la démarche d’union à Marseille début septembre, vous avez indiqué vouloir atteindre les 30 %de participation au scrutin.Etes-vous confiant pour atteindre cette barre ?    
Historiquement, la CCI du Pays d’Arles est une des meilleures élèves de France en termes de participation. La dernière fois, nous avions atteint 26 %, nous étions quatrièmes au niveau hexagonal. Sur un territoire comme le nôtre, à taille humaine, la CCI est une institution qui compte et à laquelle les chefs d’entreprise sont attachés.

Après, le mode de vote entièrement électronique pour la première fois, on l’appréhende un peu. L’interface n’est pas très conviviale et je pense que ça aurait mérité qu’on mette en place une application pour pouvoir voter depuis un smartphone, cela aurait été beaucoup plus simple. On a encore des progrès à faire, d’autant que la facilité de vote est un élément très important pour favoriser la participation. Tout le monde ne maîtrise pas encore les outils informatiques parmi les chefs d’entreprise, aussi paradoxal que ça puisse paraître. 

La CCI du Pays d’Arles en chiffres

36 communes qui représentent 45 % de la superficie des Bouches-du-Rhône
14 500 entreprises répertoriées
98 % de TPE
Le tourisme constitue 35 % de l’économie
60 collaborateurs dont une douzaine détachés pour le port de commerce et quatre pour le palais des congrès qui sont des équipements gérés.

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