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Simones accélère sur le covoiturage en pays d’Arles

L’association fondée par Julie Lallement et Amandine Folcher engage de nouvelles expérimentations de covoiturage à Barbentane, Saint-Rémy-de-Provence et Châteaurenard/Noves.
Simones accélère sur le covoiturage en pays d’Arles
Julie Lallement et Amandine Folcher sont les co-fondatrices de la plateforme de covoiturage Simones.

Economie Publié le ,

Le 20 janvier*, Simones tiendra sa matinale de sensibilisation des entreprises et salariés sur les zones des Iscles et de Rocade Nord, à Châteaurenard et Noves, où elle prévoit de développer la pratique du covoiturage. Née en 2019 sous l’impulsion de Julie Lallement et Amandine Folcher, l’association a mis sur pied une plateforme qui a permis à plus de 230 personnes de modifier leurs comportements en termes de trajets domicile-travail en proposant près de 80 trajets sur le pays d’Arles, soit, à fin 2021, 4 368 km covoiturés.

L’hôpital Joseph Imbert d’Arles et les sociétés Biocoop, à Noves, et NGE, à Saint-Etienne-du-Grès, ont aidé à déployer l’initiative auprès de leur personnel. Les nouvelles expérimentations pour 2022 bénéficient du soutien du PETR (Pôle d'équilibre territorial et rural) du Pays d’Arles, de l’Ademe et de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Outre les Iscles et Rocade Nord, menées avec l’appui de Terre de Provence Agglomération, elles concerneront la zone de la Massane à Saint-Rémy-de-Provence, en partenariat avec la communauté de communes Vallée des Baux-Alpilles, où une première réunion s’est tenue mi-novembre, et Barbentane, première commune décidée à offrir une alternative de mobilité à ses habitants. « Pour ce village, nous aborderons nos animations différemment de celles que nous organisons pour les entreprises et les zones d’activités puisque la solution sera plus globale, explique Julie Lallement. Dans des zones rurales, nous pouvons répondre à un besoin réel car l’offre de transport en commun est insuffisante pour le satisfaire. La demande est forte sur le nord du pays d’Arles, sur un axe Arles/Avignon… Chaque fois, nous établissons un diagnostic, les préconisations se nourrissent des constats et remarques du terrain… Depuis le premier confinement, de plus en plus de personnes se disent prêtes à modifier leurs pratiques dans un objectif de réduction des gaz à effet de serre ou pour des raisons d’économie… Nous assurons la médiation et l’accompagnement humain. »

Rassurer pour lever les doutes

Durant l’été 2021, Simones a instauré une expérimentation avec le groupe Richel, à Eygalières. « Le démarrage a été excellent, assure Julie Lallement. La direction de l’entreprise joue un rôle primordial parce qu’elle a intégré le covoiturage dans sa démarche RSE. Dans le même état d’esprit, NGE est celle où nous comptons le plus d’inscrits. Sur la zone d'activité de la Massane, nous avons sensibilisé beaucoup de TPE. Malgré l’évolution de la législation avec le forfait mobilité durable, il faut toujours un temps d’acceptation et de "digestion" des mesures. C’est un gros travail mais nous y parvenons peu à peu. »

Pour l’heure, l’association ne note pas de ralentissement dans l’utilisation du covoiturage, à cause de la peur du virus ou de la généralisation du télétravail.

« Des freins restent à lever, chaque difficulté implique une argumentation et l’apport d’une réponse concrète, mais nous sommes là pour rassurer, dialoguer, aider… La mobilité est une question transversale à l’organisation des nouveaux modes de travail. Nous intégrons par exemple de plus en plus le vélo dans nos réflexions, compte tenu des attentes exprimées, ce qui nous permet d’alerter les collectivités sur le fait qu’aménager une piste cyclable ne suffit pas pour inciter à son utilisation. Il faut aussi l’éclairer correctement, l’entretenir, prévoir des stationnements dédiés… »

Grâce à ces expérimentations, l’association accumule des données qualitatives et quantitatives qui pourront éclairer collectivités locales, Région et Ademe. « Nous sommes sur un enjeu de territoire. A Grenoble, des lignes de covoiturage ont été déployées. Si c’est bien pensé en amont, ça peut fonctionner ici aussi », espère Julie Lallement.

* Sauf changement lié aux contraintes sanitaires

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