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Sahouda Maallem, directrice de 13 A'tipik : "Je poursuis mon activité sur la base du volontariat"

le - - Economie

Sahouda Maallem, directrice de 13 A'tipik : "Je poursuis mon activité sur la base du volontariat"
R. Poulain - Sahouda Maallem a fait de l'upcylcing l'une des spécialités des ateliers de couture 13 A'tipik. Elle a accepté de répondre à nos questions sur la réorganisation de ses salariés, avant de la retrouver prochainement dans nos pages pour un portrait complet.

Les ateliers de couture 13 A'tipik fonctionnent à effectif réduit. Sahouda Maallem, leur fondatrice, revient pour nous sur les difficultés rencontrées ces jours-ci, suite aux différentes annonces gouvernementales liées au confinement, devenu la règle en France.

Association d'insertion installée à Vauban, à Marseille, 13 A'tipik a dû se réorganiser et modifier les conditions de travail de ses 25 salariés suite aux annonces de confinement du gouvernement. « J'ai en ce moment dix salariés qui travaillent, raconte Sahouda Maallem, fondatrice et directrice de cet atelier de couture. Une partie est en congés et l'autre en arrêt de travail [pour les parents d'enfants de moins de 16 ans, NDLR]. Ceux qui continuent de venir le font parce qu'ils le souhaitent. C'est sur la base du volontariat que je poursuis mon activité. »

Quid des déplacements domicile/travail ? « Nous avons dû éditer l'autorisation de déplacement que l'on trouve sur le site du gouvernement. Mais dans un premier temps, nous nous sommes trompés de formulaires car il en existe deux : un pour les déplacements d'ordre privé, un autre pour ceux professionnels. Mes salariés viennent tous travailler à pied. Il parait qu'il y a peu de monde dans les transports, mais je comprends que ce soit anxiogène pour eux. ». Bien entendu, ces nombreuses formalités administratives demandent beaucoup de temps et d'énergie.

« Notre comptable est débordée. Il y a un afflux massif de demandes en même temps. Si nous devons passer en chômage partiel, j'espère que le site de la Direction département de l'emploi et de la formation professionelle sera fonctionnel, car ce n'est pas le cas aujourd'hui. Il est saturé. »

Comment s'organise le travail ?

En dépit d'une situation inédite, Sahouda reste positive et se félicite de « pouvoir assurer les commandes en cours. Il faut relativiser : la santé avant tout ! Bien entendu, dans mes locaux, nous avons adopté de nouvelles façons de travailler. Les machines à coudre sont espacées, nous nous lavons les mains régulièrement et je désinfecte les poignées de porte et tout ce que nous touchons en commun. Nous nous sommes même fabriqués des masques en tissu. »

Quant aux livraisons, celles pour Paris sont en stand by. Ses clients régionaux viendront les récupérer dans les locaux du 6e arrondissement de Marseille. Voilà un bel exemple de réactivité qui réussit à concilier respect du salarié et pérennité de l'activité.




Alexandra Zilbermann
Journaliste

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