AccueilEconomieLe recours contre la fermeture des restaurants d'Aix et Marseille rejeté

Le recours contre la fermeture des restaurants d'Aix et Marseille rejeté

Les bars et restaurants d'Aix et Marseille resteront fermés. Le tribunal administratif de Marseille vient de rejeter le recours en référé-liberté déposé par les restaurateurs, cafetiers, collectivités et une partie du monde économique du département.

Economie Publié le ,

Le tribunal administratif de Marseille a rejeté, ce mercredi 30 septembre, la demande de suspension de l'arrêté préfectoral ordonnant la fermeture des restaurants et débits de boissons d'Aix et Marseille jusqu'au 11 octobre. Bernard Marty, président de l'Union des métiers de l'industrie et de l'hôtellerie (Umih) des Bouches-du-Rhône a d'ores et déjà indiqué se réserver le droit "d'aller plus loin de manière juridique" et de faire appel devant le conseil d'Etat. Une position approuvée par l'avocat de l'Umih, Me Gregory Nicolaï*. "On a l'intention de faire tomber ces arrêtés et qu'on puisse rouvrir - certes dans des conditions sanitaires sérieuses, drastiques - tous les établissements des villes de Marseille et d'Aix", a ajouté Bernard Marty.

"Le monde économique sera totalement solidaire de l'Umih, de l'ensemble des restaurateurs et des cafetiers", a quant à lui indiqué Philippe Korcia, président de l'UPE 13 présent à la sortie du tribunal. C'est incohérent, intolérable ce que nous vivons. Marseille est une ville morte, qui n'existe plus. L'économie est en train de mourir. On ne peut pas voir nos entreprises disparaître." Le patron de l'UPE 13 demande au préfet de faire "jouer la clause de revoyure samedi ou dimanche, au moins en donnant des signes, en permettant l'ouverture le midi, en laissant les terrasses ouvertes...". Une décision également incompréhensible pour la CPME 13 et sa vice-présidente, Nicole Richard-Vesperien : "On a l'impression que c'est un combat politique qui nous est étranger et dont nous faisons les frais malheureusement. Nous sommes en train de demander à travailler et on nous en empêche pour un motif, légitime en soi, mais qui n'est pas prouvé. En l'occurrence, il n'a pas été prouvé que les cafés, hôtels restaurants étaient responsables d'une quelconque propagation du virus. Elle est là l'injustice."

Actualisation le 1er octobre

Dans un communiqué commun, la CCI AMP, l'Umih13, la CCI Pays d'Arles, la CPME Sud Paca, la CPME 13, l'UPE 13 et l'U2P indiquent que "avoir décidé de faire appel devant le Conseil d'Etat de cette décision". Ils demandent également à l'Etat "d'engager une réelle concertation permettant de trouver ici localement au plus vite et dans le cadre de la clause de revoyure prévue dans l'arrêté, les moyens les plus adaptés afin de concilier économie et santé de nos concitoyens."

Partage
Envoyer à un ami
Connexion
Mot de passe oublié ?