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Rencontre avec Lady b.

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Rencontre avec Lady b.
A. Zilbermann - Agnès b. présente sa nouvelle marque Chez b. disponible dans sa boutique marseillaise du cours Estienne d'Orves.

La semaine dernière, le lancement de Chez b., la nouvelle ligne d'Agnès b., nous a permis de rencontrer une créatrice visionnaire, délicieusement chaleureuse.

Déjà 40 ans que ses cardigans à boutons pression, ses chemises à pois et ses robes faciles à vivre nous habillent. Nous avons eu le privilège de rencontrer Agnès b. en tête-à-tête. Elle nous a parlé mode bien sûr, mais aussi musique, peinture, et nous a surtout confié son amour débordant pour Marseille. Agnès b. nous a reçus au Sofitel Vieux-Port, tout juste arrivée de la Côte d’Azur (et du Festival de Cannes), où elle a passé quelques jours dans sa maison familiale d’Antibes. Habillée tout en noir (elle ne porte que sa marque), des socquettes dans ses sandales compensées et d’inimitables boucles blondes qui encadrent un visage toujours juvénile, Agnès b. s’est révélée terriblement accessible…

« Sentir les envies des gens »

A peine assise en face de nous, la voilà qui contemple avec ravissement la vue magnifique qu’offre son hôtel. « Comme c’est beau ici ! Je ne viens pas assez souvent et pourtant j’adore cette ville tellement orientale », déclame-t-elle avec un large sourire. « Le Richelieu est aussi un hôtel que j’adore, à côté de la plage des Catalans. J’ai tellement de souvenirs à Marseille. Je suis vraiment ravie de présenter Chez b. dans ma boutique marseillaise. Après le lancement parisien, ça ne pouvait se passer qu’ici ! » D’ailleurs, rien ne présage dans un futur proche que cette collection, destinée aux 15/25 ans, s’invite dans l’un de ses 24 autres points de vente français.

Agnès b. est ainsi. Elle travaille au feeling, « sans pression » comme disent ces gamins qu’elle adore et qui l’inspirent. Sa plus proche collaboratrice nous confirme d’ailleurs que pour travailler à ses côtés, il faut savoir se montrer réactif. « Quand Agnès a une idée, elle veut que tout s’organise très vite. » Chez b. est née ainsi, un peu à la va-vite, avec quelques pièces pour elle et lui, en attendant une collection plus complète à la rentrée prochaine. « J’ai toujours pensé aux gens jeunes, mais ce n’était pas forcément lisible dans mes boutiques. Avec cette nouvelle ligne, nous regroupons pour eux les jeans, les t-shirts, les mini-jupes, les pièces en jersey, et leur proposons des prix abordables. »

Anticiper la mode

Celle qui se définit « toujours en mouvement » ne lit aucun magazine de mode, ne connaît aucun styliste ni couturier, « refuse de voir le travail d’Isabel Marant ou de Kenzo », histoire de ne pas troubler son inspiration. « Je travaille selon mes envies, sans suivre la mode mais souvent je la devance ! Regardez mes cardigans ! Voilà quatre décennies que je le réinvente. » D’ailleurs, si au sujet de cette pièce, on parle désormais de basique, à l’origine pour elle, il s’agissait surtout de rendre pratique et confortable cet hybride, mi-veste, mi-polo. « J’ai toujours aimé le jersey. J’ai été la première à l’utiliser autant. Vous savez, la mode, c’est comme un caillou que l’on jette dans l’eau. Quelqu’un impulse un mouvement et ses effets perdurent parfois très longtemps. » Car il faut bien avouer que si Agnès b. habille trois générations de clients, c’est bien que sa recette casual chic est la bonne, bien avant que cette formule ne soit inventée.

« J’aime anticiper la mode, c’est pour cela que je ne suis absolument pas les cahiers de tendance. Je travaille selon mon inspiration et j’essaie de sentir au mieux les envies des gens. Mes vêtements sont intemporels, doivent vous faire vous sentir bien dedans et vous rendre beaux. Je suis dans l’air du temps mais pas à la mode », nous glisse-t-elle avec une vraie malice dans ses jolis yeux bleus. « Mon travail, c’est le style. Lui, il reste indémodable mais j’avoue qu’on l’a ou qu’on ne l’a pas ! » Juste avant de nous glisser que l’un de ses derniers coups de cœur musicaux s’appelle Fauve et qu’elle adore le travail du photographe Ryan McGinley’s, il faut déjà mettre un terme à cette rencontre.

Les minutes se sont écoulées vitesse V, mais le temps presse, ses fans l’attendent déjà pour le lancement de Chez b., dans sa boutique place aux Huiles. Et ça, elle ne le raterait pour rien au monde, car après la mode, c’est sans doute la fête et son partage avec l’autre qui agissent comme une cure de jouvence auprès de celle qui a fêté ses 74 printemps…




Esther Griffe
Journaliste

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