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Reconversion réussie pour une ex salariée de la finance

Après une carrière dans l'univers de la finance, Valérie Bureau a décidé de revenir aux sources, chez elle à Marseille et de prendre les rênes d'un petit hôtel pittoresque, le Ryad. Rencontre avec une femme passionnée par son nouveau métier…
Reconversion réussie pour une ex salariée de la finance
D.R. - Valérie Bureau a eu le coup de foudre pour l'hôtel Le Ryad.

Economie Publié le ,

Fille et petite-fille de médecins Marseillais, une fois le bac en poche, Valérie Bureau « monte à la capitale » suivre des études de russe et entre à Sciences Po.

« A l’époque je voulais être diplomate, mais il faut bien avouer que dans les années 80, cette fonction n’était pas vraiment opérative en URSS ».

Le russe, Valérie Bureau l’a appris dès la 6e, à Marseilleveyre, « un établissement pilote dont je me rappelle encore les nombreuses infrastructures scolaires uniques pour l’époque et surtout, la diversité des élèves ». Elle est intarissable sur « les équipements sportifs magnifiques », sur le lieu dédié à la céramique et à la verrerie, sur le bâtiment des sciences, sans oublier le théâtre de verdure, « notre cour de récréation » et surtout « le jeudi plein air, durant lequel nous partions nous baigner à Sormiou ou faire de l’escalade dans les calanques ». Une adolescence marseillaise studieuse mais heureuse...

Sa période business

Oubliant donc assez rapidement sa première ambition professionnelle, Valérie Bureau suit un chemin tracé dans la finance, se perfectionne avec un master à HEC et entre au Crédit Lyonnais, en tant qu’analyste financier. « Pendant 5 ans, j’avais la mission de juger si on pouvait prêter de l’argent à tel client, tout en estimant la valeur de sa société. J’ai beaucoup aimé mais au hasard d’une opportunité professionnelle, je me suis envolée pour six mois à St-Pétersbourg, en plein Perestroika ! C’était fantastique comme période, mais après avoir "pondu du rapport" pendant aussi longtemps, j’ai cherché à changer de secteur. Je suis donc allée m’occuper, toujours au sein du Crédit Lyonnais, des portefeuilles de pays émergents. C’est amusant de se dire qu’à l’époque le Portugal ou la Grèce en faisait partie ! Nous étions en 95, j’avais 35 ans et je peux dire que j’ai vécu une période historique. Je suis même allée en Afrique du Sud pour l’une des premières missions économiques européennes, en plein apartheid ».

Mais au début des années 2000, elle se lasse et souhaite quitter l’univers des marchés financiers. « Ma vision du monde était à plus long terme que celui de la finance et surtout, je n’y étais plus épanouie. Quand les marchés baissaient, j’étais triste pour mes investisseurs qui perdaient de l’argent et quand les marchés montaient, je regrettais d’avoir été trop prudente avec eux et de ne pas avoir assez investi. Bref, je devenais frustrée par mon métier ». L’heure du changement avait donc sonné…

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