AccueilEconomieQu'aimeriez-vous avoir sur votre épitaphe professionnelle ?

Qu'aimeriez-vous avoir sur votre épitaphe professionnelle ?

Christophe Pain est dirigeant d'Amanar Consulting, un cabinet de ressources humaines basé à Marseille et spécialisé en conduite du changement, management et coaching. Il a lui-même changé de voie après plusieurs années dans l'enseignement. Aujourd'hui il est de l'autre côté du miroir et accompagne ceux qui souhaitent se reconvertir.
Qu'aimeriez-vous avoir sur votre épitaphe professionnelle ?
D.R. - Christophe Pain est dirigeant d'Amanar Consulting

Economie Publié le ,

Les Nouvelles Publications : La reconversion est un sujet que vous connaissez bien, n'est-ce pas ?
Christophe Pain : C'est un phénomène qui prend de plus en plus d'ampleur. Et j'ai donc de plus en plus de clients qui viennent me voir pour les épauler dans cette aventure. Ce n'est pas facile de rester seul dans son coin. Je sais de quoi je parle car je suis un ancien professeur de mathématiques et de sciences physiques ! Quand les élèves, en fin d'année, ont obtenu 100% de réussite au bac, j'ai eu l'impression d'avoir fait le tour de mon métier. J'ai donc décidé de créer une société de distribution à domicile. Plus tard, j'ai choisi de reprendre des études à Kedge Business School en suivant un 3e cycle d'études en organisation et audit interne. Je ne savais pas vraiment quel métier faire, mais je savais ce que je ne voulais pas faire. A Luminy, j'ai fait de très belles rencontres, j'ai eu de très beaux échanges et je me suis constitué un réseau professionnel. J'ai du reste été embauché en tant que consultant en organisation interne par un intervenant extérieur, et donc j'ai trouvé ma voie ! Ce métier m'est apparu comme une évidence.

A quel moment doit-on penser à une reconversion professionnelle ?
Les personnes qui se lèvent le matin, la boule au ventre, sans avoir envie d'aller au travail, doivent réfléchir à cela. Mais attention, il s'agit dans un premier temps de faire un bilan de compétences. Parfois, votre métier vous correspond parfaitement. Le problème se situe davantage au niveau de la structure dans laquelle vous exercez ou de votre supérieur. Finalement, certains vont changer complètement de vie professionnelle, d'autres vont l'ajuster ou vont réaliser d'autres choses à côté pour être pleinement satisfait. Dans tous les cas, le bilan de compétences se démocratise. C'est un moyen bien utile pour prendre la bonne direction.

Vos clients ont-ils des profils similaires ?
Pas du tout. Tout le monde est concerné par un bilan de compétences. Il n'y a pas de profil type. Si l'on s'intéresse à l'âge, par exemple, il y a des avocats qui font une crise dès la trentaine car ils ont suivi une voie imposée par leurs parents. D'autres se manifestent à 40 ans car ils considèrent que leur vie professionnelle n'est pas assez épanouissante et que c'est maintenant ou jamais qu'ils peuvent inverser la tendance. Enfin, des clients de 50 ans viennent me voir. Ils ont tout réalisé, tout prouvé et veulent donc tenter un nouveau challenge. Il y a autre chose aussi qu'il faut préciser. Répondre à la question « c'est quoi réussir une vie ? » est impossible. Ainsi deux personnes dans une même situation pourront vivre leur travail de manière tout à fait différente. Selon moi, il faut surtout que les personnes coachées réfléchissent à ce qu'elles aimeraient voir marquer sur leur épitaphe professionnelle à la fin de leur carrière.

L'interview complète est à lire dans le numéro 9854 des Nouvelles Publications (31/07/2015)

Pour aller plus loin :

Formation professionnelle : nouveaux enjeux, nouvelles attentes. Regards croisés des actifs et des dirigeants.

Pour télécharger l'étude complète, c'est par ici.

Partage
Envoyer à un ami
Connexion
Mot de passe oublié ?