« Dans le cadre d'une procédure collective, le chef d'entreprise est un peu oublié. On s'occupe des créanciers, des salariés mais peu du dirigeant, pourtant en pleine perdition. Il faut donc le remettre au centre », affirme Patrick Siri, président de l'antenne régionale de 60 000 rebonds, une association qui permet aux entrepreneurs de se reconstruire après une faillite, tant sur le plan personnel que professionnel. Et pour accompagner le dirigeant qui fait face à un redressement voire une liquidation, ce dernier appelle à « une plus grande considération » de la part des juges des tribunaux de commerce par exemple, mais aussi de tous les maillons de la chaîne juridique et judiciaire qui se met alors en place (experts-comptables, administrateurs judiciaires, mandataires etc.) afin de « mieux surmonter le traumatisme ». C'était d'ailleurs le thème abordé lors de la conférence « Accompagner le dirigeant dans le cadre d'une procédure collective : compétences croisées » organisée à Marseille à la Maison de l'avocat vendredi dernier.*
L'avocat, lui, est présent à toutes les étapes de la procédure et fait office de coordinateur comme l'explique Alexandre Tsorékas, avocat chez Akheos et également bénévole chez 60 000 rebonds. Pour lui, le rôle de l'avocat est « extrêmement stratégique ». Encore faut-il qu'il soit alerté assez tôt pour mettre en place des procédures préventives comme le mandat ad hoc et la conciliation.
* Cette conférence était organisée par l'association 60 000 rebonds et le Barreau de Marseille, avec le soutien de la CPME 13, de l'UPE 13 et des Nouvelles Publications.