AccueilEconomie« Pour l’UPE 13, le Delta festival est une façon de toucher la jeunesse »

« Pour l’UPE 13, le Delta festival est une façon de toucher la jeunesse »

A l’occasion de la présentation des nouveaux lauréats de Make the choice, un programme pour les moins de 30 ans porté par l’UPE 13, rencontre avec son parrain, Matthieu Predal, co-fondateur du Delta festival.
« Pour l’UPE 13, le Delta festival est une façon de toucher la jeunesse »
D.R. - Matthieu Predal, co-fondateur de Delta France associations, porte de grandes ambitions pour le territoire Marseille Provence.

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Les Nouvelles Publications : Pourquoi l’UPE 13 (Union pour les entreprises des Bouches-du-Rhône) a-t-elle pensé à vous pour parrainer la 3e édition de Make the choice ?
Matthieu Predal : Delta France associations est membre de l’UPE 13 depuis sa création en 2014 et, depuis trois ans, l’union patronale nous accompagne sur le Delta festival, notre événement annuel phare.

Pouvez-vous rappeler, en quelques mots, en quoi consiste Make the choice ?
Il s’agit d’un dispositif mis en place pour favoriser l’entrepreneuriat chez les 18/30 ans. Cette année encore, 15 futurs jeunes entrepreneurs seront accompagnés durant six mois, jusqu’à la création de leur entreprise. Ensuite, ils pourront intégrer durant quatre mois un incubateur afin de continuer à être soutenus dans leur projet.

La nouvelle promotion vient d’être dévoilée. Quels sont vos coups de cœur ?
J’en ai trois, toutes marseillaises ! Kiffe, Euterpe acoustique et Hello my cake. Kiffe répond à un besoin d'un tourisme différent : l'objectif n'est pas de consommer un lieu, mais bien de partager une expérience. Je suis particulièrement sensible à ce genre de propositions. Euterpe acoustique mise sur le besoin de personnalisation et de non-standardisation des équipements sonores et audiovisuels. L'ambiance musicale et la décoration de l'intérieur d'un appartement sont des critères de plus en plus importants depuis les vagues de confinement. Ce projet ajoute également une innovation, puisqu'à mon sens, aucune marque d'enceinte portative ne propose cette prestation de personnalisation. Quant à Hello my cake, voilà un projet qui crée du lien social dans les quartiers ! Il valorise les compétences en cuisine de personnes éloignées de l'emploi et peut générer des vocations et des débuts de business. La gourmandise, la cuisine et le fait-maison sont des valeurs en plein essor dans notre société.

De quelle façon l’UPE 13 est présente sur le Delta festival ?
Via le Village des possibles, qui se place comme la vitrine des meilleures start-up de France. De la greentech aux inventions insolites, en passant par des entreprises innovantes, cet espace est pensé pour mettre en avant les talents et donner envie aux jeunes de se lancer. Pour l’organisation patronale, c’est une façon de toucher la jeunesse.

Outre le Delta festival, qui est devenu un événement très important en France, quel proposez-vous au sein de l'association tout au long de l’année ?
Depuis trois ans, nous organisons de nombreux programmes, partout en France, en lien avec un réseau de plus de 400 associations partenaires dans des domaines allant de l’environnement, à la solidarité, l’entrepreneuriat ou encore les sciences.
Concernant le Delta festival, c’est vrai qu'il a connu une belle évolution : la première édition, en 2015, a attiré 10 000 personnes. Cette année, fin août, sur les plages du Prado, nous attendons 90 000 personnes sur trois jours. Nous sommes devenus le plus grand rassemblement de la jeunesse en France.

Quel en est le budget et comment êtes-vous financés ?
Là aussi, nous avons beaucoup évolué. Pour la première édition, que j’ai montée avec mon co-fondateur Olivier Ledot, nous disposions d'un budget de 10 000 €. Cette année, nous allons avoir 4,5 M€, auto-financés à 80 %. La vente des billets et la buvette sont nos deux pôles majeurs de ressource. Nous avons environ 8 % de financement public et bien sûr, quelques sponsors.

Si l’UPE 13 est devenu votre partenaire, au-delà de l’aspect festif, c’est aussi en raison de vos engagements sociétaux…
Exactement ! Nous voulons toucher non seulement les étudiants, mais les jeunes en général, qu’ils soient scolarisés ou non, d’un milieu favorisé ou pas. Nous sommes par exemple en train de mettre sur pied, à Marseille, un programme autour de la voile en direction des jeunes des quartiers défavorisés. Nous menons aussi des actions de solidarité avec Les Restos du cœur, la Banque alimentaire, nous les incitons à ramasser les déchets… tous nos bénévoles d’association reçoivent alors une place offerte pour le festival. Et bien sûr, le volet entreprise fait partie des thèmes forts de nos actions. Je pense aussi que si l’union patronale m’a choisi cette année, c’est pour témoigner de mon parcours…

Quels sont projets pour l’association à moyen terme ?
Nous espérons participer aux Jeux olympiques 2024, pourquoi pas à la Coupe du monde de rugby en 2023 et surtout, nous sommes en train de préparer la candidature de Marseille Provence pour devenir Capitale européenne de la jeunesse en 2025. 

En quoi consiste ce titre ?
Il existe depuis 2009 et est décerné par le Forum européen de la jeunesse. Il permet à la jeunesse d’un territoire de s’illustrer avec ses idées et ses projets, tout en renforçant son identité européenne. Ce serait encore une belle visibilité pour notre territoire !

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