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Port, Région et UMF unis pour redresser la barre

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Port, Région et UMF unis pour redresser la barre
J.-C. Barla - L'Union maritime et fluviale, le port de Marseille-Fos et la Région Paca ont annoncé un plan d'action pour soutenir les entreprises et reconquérir les clients du GPMM.

Les blocages dus aux grèves contre la réforme des retraites ont fait mal à la communauté portuaire et à l'image du Grand port maritime de Marseille. La Région engage un plan de 3 millions d'euros pour soutenir les entreprises en difficulté, Port et UMF repartant à la conquête des clients.

Les conséquences étaient prévisibles quand les blocages syndicaux ont commencé pour des raisons nationales qui n'avaient rien à voir avec le fonctionnement du port. Mais ils se sont perpétués au mépris de l'intérêt de la place portuaire, de son image, de sa santé économique. Aujourd'hui, le bilan est lourd : « Les pertes globales pour les entreprises s'élèvent à environ 200 millions d'euros, explique Jean-Claude Sarremejeanne, président de l'Union maritime et fluviale. »

« Si la situation a été douloureuse pour leurs clients, elles aussi ont beaucoup souffert avec, en plus, un sentiment d'impuissance puisque les négociations se déroulaient à 780 km de chez elles sur des sujets dont elles n'avaient pas la maîtrise. Depuis neuf ans, le retour à la fiabilité avait permis une croissance continue. Maintenant, il faut regarder vers le futur, retrouver la confiance de nos clients en leur envoyant le signal fort d'une communauté portuaire soudée, solidaire, en espérant qu'ils y seront sensibles ».

L'UMF s'est donc retrouvée ce 21 février aux côtés du Grand port maritime de Marseille et de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur pour présenter un « Plan d'actions pour le port de Marseille-Fos » à double volet : d'un côté, le déblocage par le conseil régional d'une aide de 3 millions d'euros, de l'autre, un « pacte d'engagement » porté par le GPMM, l'UMF et l'ensemble des professionnels portuaires, afin de restaurer l'image dégradée. « Je ne veux plus que l'on dise que nous sommes les meilleurs commerciaux des ports d'Anvers ou de Barcelone. Ce n'est pas vrai. Nous avons connu un trou d'air coûteux, mais notre cohésion n'a jamais faibli pour franchir ce cap difficile », insiste Jean-Claude Sarremejeanne.

Relever la tête

Les 3 millions d'euros apportés par la Région ne compenseront évidemment pas les pertes accumulées. Mais ils visent à accompagner les sociétés de services portuaires (lamanage, remorquage, manutention…) les plus fragilisées. Une quinzaine devrait être concernée, treize auraient déjà déposé un dossier. L'appui sera plafonné à 200 000 euros par entreprise, la Région s'engageant à voter le dispositif dès le 6 mars en commission permanente et à engager les fonds dans des délais rapides. Début février, Renaud Muselier, président de la Région, l'avait promis sur le salon Euromaritime : « Je ne souhaite pas voir mourir dix ans d'efforts que nous avions tous mené ensemble pour la crédibilité, la fiabilité et la réputation de notre Port, pour attirer des clients enfin persuadés que Marseille redevenait une place de référence en Méditerranée et en Europe. C'est un immense gâchis. Je n'abandonnerai pas les entreprises qui subissent cette situation ».

Comme il l'a expliqué ce 21 février, le fonds de soutien aux entreprises « Région Sud Défensif » est mobilisé sur ce « coup de pouce pour relever la tête » et montrer que, chacun dans son rôle, privé ou public, cette réponse reste collective pour rassurer les clients.

Soutenir le marché du transport de marchandises

Quant au pacte d'engagement, il s'articulera autour de deux mesures financières « fortes et sans précédent » selon Hervé Martel, président du directoire du GPMM, pour soutenir le marché du transport de marchandises, très concurrentiel. La première prévoit d'« effacer la facturation des jours de stationnement pendant les 13 jours de grève » durant la période du 5 décembre 2019 au 25 janvier 2020. Elle sera accordée sous forme d'avoirs sur les factures acquittées. La seconde « s'adresse aux armateurs qui maintiendront ou renforceront leurs services », a précisé le président du port. Une réduction des frais allant jusqu'à 30% (voire 50% pour le lancement de nouvelles lignes) leur sera accordée pour trois mois. « C'est un geste commercial qui a du sens, a-t-il poursuivi, un signal envoyé aux clients. » L'ensemble de ces mesures est estimé à 5 millions d'euros, un chiffre « prévisionnel » a insisté le président du conseil de surveillance du port Jean-Marc Forneri. Bilan dans trois mois.




J.-C. Barla
Journaliste

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