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Pierre Guille : « Le Mondial La Marseillaise, c'est une lueur d'espoir »

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Pierre Guille : « Le Mondial La Marseillaise, c'est une lueur d'espoir »
S. Payrau - Pierre Guille, président du Mondial La Marseillaise.

Si nombre d'événements ont été annulés cet été dans la région, le Mondial La Marseillaise à pétanque aura lui bel et bien lieu, du 30 août au 2 septembre. Les explications de son président, Pierre Guille.

Les Nouvelles Publications : Pourquoi ne pas avoir annulé le Mondial La Marseillaise comme l'ont été de nombreux autres événements ?
Pierre Guille : Au début du confinement, j'ai reçu pas mal d'appels, notamment de la Fédération française de pétanque qui aujourd'hui nous aide mais qui, à l'époque, était un peu frileuse. On m'a dit : « Il faudrait annuler le Mondial ». J'ai beaucoup réfléchi, je me suis même reclus chez moi pendant deux jours sans répondre au téléphone. Et je me suis dit : « Il est urgent d'attendre ». Pourquoi ? Parce qu'on n'est pas virologue, on ne sait pas ce qui va se passer. Alors plutôt qu'annuler un événement qui génère, une année « normale » hors Covid, 16,4 M€ de retombées économiques pour le territoire de Marseille Provence, il faut se donner du temps. Car organiser le plus grand événement en termes de retombées après le Grand Prix de Formule 1, ça donne une responsabilité économique, une responsabilité sociale et aussi, je ne le cache pas, une responsabilité vis-à-vis de La Marseillaise car le Mondial est solidaire des difficultés du journal.

Pourquoi avoir choisi de l'organiser en fin d'été alors qu'il se tient traditionnellement début juillet ? Est-ce une volonté de prolonger la saison touristique pour soutenir un secteur meurtri par le Covid-19 ?
Historiquement, le concours ouvre l'été. Quand on a pris un calendrier, on s'est dit : « On va attendre un petit peu et pourquoi cette année ne le fermerait-il pas ? ». On a alors eu Amaury Sport Organisation au téléphone qui nous a fait part de son intention d'organiser le Tour de France à partir du 29 août. Là, au regard de la typologie des spectateurs sur le bord de la route, cela nous a confortés dans l'idée qu'on pouvait organiser le concours à partir du 30 août.
Après, cela fait cinq mois qu'il ne s'est rien passé au niveau événementiel donc la tenue du Mondial La Marseillaise, c'est une lueur d'espoir pour tout le territoire. C'est aussi en pensant aux acteurs du secteur CHR [café, hôtellerie, restauration, NDLR], très touchés économiquement par le Covid-19, qu'on a décidé de le maintenir car cela va générer des nuitées dans les hôtels et les campings, des repas, des sandwichs…

L'événement est chaque année sponsorisé par nombre de partenaires. Vous ont-ils tous été fidèles ?
Je vais être complètement transparent : nous avons perdu trois très gros sponsors du BTP, secteur qui a beaucoup souffert avec la fermeture des chantiers, ce qui représente plusieurs centaines de milliers d'euros sur un budget qui, avec la valorisation des mises à dispositions, se situe aux alentours de 2 M€. C'est la vie… Et nous avons la chance que les autres partenaires nous aient suivis, notamment les quatre grandes institutions, le Département, la Région en premier lieu ainsi que la Ville et la Métropole, et nos partenaires médias France 3 et France Bleu. Nous avons même enregistré l'arrivée d'un nouveau partenaire et non des moindres, le groupe Proman de Roland Gomez [également président de la CCI de région, NDLR] qui pèse 1,3 Md€ de chiffre d'affaires par an et compte 110 000 collaborateurs dans le monde. L'accord pour créer le Challenge des entreprises Proman était scellé deux jours avant le confinement, mais je craignais que tout soit remis en cause. Or, deux jours seulement après le déconfinement, j'ai reçu la convention signée confirmant l'engagement du groupe que je tiens à remercier.
Fort de ce soutien des sponsors, nous avons déroulé le canevas de l'événement et imaginé un Mondial allégé en temps et en budget, qui se déroulera sur quatre jours au lieu de cinq. Dans cette année particulière, nous avons décidé d'organiser tous les temps forts au parc Borély, y compris la finale alors qu'elle se tenait depuis trois ans au Mucem après avoir longtemps eu pour théâtre le Vieux-Port.




Serge Payrau
Journaliste

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