AccueilEconomiePhilippe Korcia : « Le voyage d’affaires est la première activité à reprendre »

Philippe Korcia : « Le voyage d’affaires est la première activité à reprendre »

A l'occasion de la 5e édition du Salon du voyage d’affaires, Philippe Korcia, directeur général du groupe Voyages Eurafrique, organisateur de l'événement, détaille comment se porte son entreprise et quelles sont ses perspectives.
Philippe Korcia : « Le voyage d’affaires est la première activité à reprendre »
M. Debette - Philippe Korcia, directeur général du groupe Voyages Eurafrique.

Economie Publié le , Propos recueillis par Martine DEBETTE

Les Nouvelles Publications : Quelle a été l'impact de la crise sanitaire sur votre activité ?
Philippe Korcia : 2019 avait été une année exceptionnelle pour Voyages Eurafrique. Nous étions en plein boom et avions terminé avec près de 70 millions d’euros de facturation. Du jour au lendemain, nous avons perdu 85 % de notre chiffre d’affaires. Nous nous sommes retrouvés dans l'impossibilité de vendre quoi que ce soit, les frontières étant fermées, les réunions interdites, tout comme les séminaires inter-entreprises. La situation était très compliquée et, sans l’aide de l’État, que ce soit le chômage partiel ou le prêt garanti par l'Etat, nous n’aurions pas pu assumer cette baisse. Ces aides ont contribué à sauvegarder l’emploi sans avoir recours à un plan social.

La situation évolue-t-elle actuellement ?
Il y a un réel retour aux déplacements des entreprises dont la priorité est de revoir leurs clients. Depuis le mois de juin, nous retrouvons un chiffre d’affaires mensuel à hauteur de 55 à 60% de celui de l’année 2019, ce qui est positif. Nous sommes confiants et espérons que cela continuera dans ce sens. D’autant que les États-Unis rouvriront leurs frontières à partir de mi-novembre et d’autres pays prévoient également d'aller dans ce sens. Néanmoins, nous restons vigilants car des frontières peuvent à nouveau être fermées du jour au lendemain.
Nous sommes attachés au conseil et à la sérénité de nos clients et nous avons mis en place, pour tous les voyageurs d’affaires, des assurances Covid pour éviter d’éventuels frais d’annulation ou de rapatriement… Nous sommes non seulement des prestataires de service pour les déplacements professionnels, mais aussi des conseillers en assurance, en sécurité.

Est-ce que le rebond se généralise sur toute l’activité du tourisme ?
Le voyage d’affaires est la première activité à reprendre, avec des déplacements en France dans un premier temps. Actuellement, ce que je constate, c’est une reprise des séminaires, de l’incentive, des réservations pour des salons. Le pass sanitaire et le taux de vaccination assurent un peu plus de tranquillité.
La bonne nouvelle, ce sont les déplacements du grand public. Avec des niveaux de réservation identiques à ceux de 2019 pour le mois de décembre. Les destinations les plus plébiscitées sont l’Île Maurice, les États-Unis et la montagne pour le ski.

Comment voyez-vous les prochaines années ?
L’année 2021 restera très moyenne, en raison de l’impact du premier semestre. En revanche, la progression devrait se poursuivre en 2022 et nous espérons retrouver, en 2023, le chiffre d’affaires de 2019.
Nous avons adopté une façon différente de travailler. Avec Amadeus, spécialiste de la technologie de voyage, nous avons mis au point une solution pour simplifier les réservations de nos clients. Via une application gratuite sur leur smartphone, ils ont un accès direct aux bases de données pour effectuer leur réservation en bénéficiant des meilleurs tarifs et reçoivent ensuite une confirmation par mail. Il suffit de trois minutes pour réserver, la transaction est moins chère et c’est accessible 24 heures sur 24. C’est un gain financier et de productivité pour tout le monde.

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