Fermer la publicité
Journal d'annonces légales et d'informations économiques et juridiques pour le département des Bouches-du-Rhône

Diaporama Pascal Givon : "Nous sommes convaincus qu'il manque du coworking en France"

le - - Economie

Pascal Givon : "Nous sommes convaincus qu'il manque du coworking en France"
K. Latour - Pascal Givon, cofondateur de Now Coworking, revient sur les ambitions de développement de sa société à Marseille.

Now coworking va ouvrir fin février 2020 un espace de 3000 m2 à Marseille, sur le Vieux-Port. Une nouvelle implantation pour cette structure créée en 2015. Pascal Givon, l'un des cofondateurs, nous explique pourquoi il a choisi de s'attaquer au marché marseillais et l'offre qu'il compte y proposer.

Les Nouvelles Publications : Pourquoi avoir décidé de vous installer à Marseille, où le marché du coworking est déjà bien développé ?
Pascal Givon :
Nous avons pour objectif que Now coworking se déploie dans les dix plus grandes villes françaises. Nous sommes déjà présents à Lille, Bordeaux ou Lyon et comptons ouvrir de nouveaux espaces à Rennes, Nantes ou Nice. Le fait de s'installer à Marseille entre donc tout simplement dans cette logique. Nous n'avons pas spécialement fait d'études au préalable car nous sommes sûrs de notre proposition, nous sommes convaincus qu'il manque du coworking en France et que nous pourrons aller chercher le marché. Nous avons confiance en l'activité du coworking, en notre produit et en la ville de Marseille qui se développe bien.

Nous avons ouvert notre premier espace de coworking d'une surface de 1 200 m2 à Rouen, d'où nous sommes originaires, en 2015. On nous a pris pour des fous... Et en fait ça a super bien marché ! Or, quand un artiste part en tournée, il commence souvent par Rouen car on dit que le public y est difficile et que si ça prend, alors ça marchera ailleurs.

Comment comptez-vous vous démarquer ?
Quand nous sommes arrivés à Lyon, nous avons cassé les prix lors de l'ouverture. Sauf qu'une partie des clients n'est pas restée une fois l'offre terminée car ils n'étaient venus que pour les prix attractifs. Aujourd'hui, nous faisons des offres raisonnées et nous investissons plutôt dans les animations. Nous en organisons en moyenne une par jour et par site. Cela va du petit-déjeuner d'accueil à des formations techniques. Nous proposons par exemple un format de conférence qui se nomme « J'ai rendez-vous avec... » dans laquelle une personnalité explique comment elle a rebondi après des échecs car nous entendons beaucoup d'entreprises ou de jeunes qui ont envie d'abandonner.

De fait, sous le nom de « coworking », on peut mettre plein de choses. Il y a des espaces hybrides, comme les nôtres ; les coworkings français historiques avec des espaces ouverts uniquement aux entrepreneurs indépendants, pas à des salariés ; et enfin des lieux qui font plutôt de l'attribution d'espaces.

K. Latour - Répondant aux critiques sur l'alignement de la façade, Pascal Givon tient à préciser que c'est justement « l'architecte des bâtiments de France qui a demandé qu'il soit rompu avec ceux de droite mais qu'à l'inverse, ils soient alignés avec ceux de gauche ». A partir du deuxième étage, la façade sera vitrée et agrémentée de persiennes.
  • K. Latour - Répondant aux critiques sur l'alignement de la façade, Pascal Givon tient à préciser que c'est justement « l'architecte des bâtiments de France qui a demandé qu'il soit rompu avec ceux de droite mais qu'à l'inverse, ils soient alignés avec ceux de gauche ». A partir du deuxième étage, la façade sera vitrée et agrémentée de persiennes.
  • K. Latour - Le bâtiment mesurant 60 mètres de long, « il a fallu trouver des solutions pour remettre un peu de lumière »....
  • D.R. - ... un patio intérieur, avec un jardin végétalisé, a donc été créé au centre de l'édifice.
  • K. Latour - Le rez-de-chaussée, qui abritait une voilerie, accueillera uniquement des parties communes telles que la cuisine, un amphithéâtre...
  • D.R. - Les espaces de travail communs représentent 50 % de l'offre et bénéficieront de la vue sur le Vieux-Port. Les 50 % restants seront constitués d'espaces ou bureaux privatifs.
  • K. Latour - Au dernier étage une terrasse et un bar, accessibles uniquement aux coworkers, seront aménagés.
  • K. Latour - D'une surface de 3000 m2 répartis sur quatre étages, le Now coworking de Marseille proposera environ 250 postes, soit une communauté de 500 à 600 personnes.
  • K. Latour - Désormais propriété d'Icade, qui porte les travaux, le bâtiment devrait être livré en janvier 2020. C'est Now qui se chargera ensuite de l'aménagement intérieur (mobilier, matériel...), pour un budget de 2 millions d'euros.

Fin février 2020, vous ouvrirez ce nouvel espace sur le Vieux-Port. Comment choisissez-vous les lieux dans lesquels vous vous installez ?
On ne prend que des immeubles à fort caractère car nous accueillons des indépendants, des étudiants des TPE et PME mais aussi des équipes entières de collaborateurs ou des grands groupes. Par exemple, à Marseille, nous avons déjà eu la demande d'une société parisienne qui compte nous prendre une cinquantaine de postes pour ses salariés.

Concernant l'emplacement, notre démarche est différente de celle d'une entreprise où l'idée est d'abord de s'installer puis de dire : « Venez travailler ici. » Nous cherchons à ouvrir là où les gens vivent. Nous avons plus besoin d'être dans un lieu d'habitation que de travail. C'est d'ailleurs pour cette raison que nous ne nous sommes pas allés du côté des Docks.

Quel taux de remplissage espérez-vous pour l'ouverture ?
Habituellement, nous sommes entre 30 et 40 % au moment de l'ouverture. Et nous pensons atteindre ce ratio à Marseille car nous avons déjà eu des demandes ou des réservations, d'une entreprise parisienne comme je vous le disais, mais aussi de télétravailleurs, d'entreprises marseillaises qui se trouvaient dans d'autres espaces ou encore d'une personne qui va par exemple rompre son bail.




Karen Latour
Journaliste

Ses derniers articles

Abonnez-vous à l'offre Papier + Numérique

Nouvelles Publications Journal d'annonces légales et d'informations économiques et juridiques pour le département des Bouches-du-Rhône

  • ›   Pour plus de contenu, papier + web
  • ›   l’accès aux annonces légales,
  • ›   l’accès aux ventes aux enchères.
Je m'abonne

À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide


Fermer
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies et de technologies similaires par notre société ainsi que par des tiers, afin de réaliser des statistiques d'audiences et de vous proposer des services éditoriaux et la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux. En savoir plus / paramétrer