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Interview Olivier Mathiot, président de Thecamp : "Construire un futur positif"

le - - Economie

Olivier Mathiot, président de Thecamp : "Construire un futur positif"
D.R. - Olivier Mathiot, président de Thecamp.

Le 28 septembre, le campus aixois Thecamp a fêté son premier anniversaire. Quel bilan, quelles ambitions porte Olivier Mathiot, président de Thecamp depuis mai dernier, ancien PDG de Rakuten France (ex-Priceminister) ?

LNP : Quel regard portez-vous sur cette première année d'existence de Thecamp ?
Olivier Mathiot :
On a réussi à tester énormément de choses et on veut continuer. Pour imaginer un monde futur, il faut être ambitieux, il faut avoir de l'audace, il faut faire des choses plutôt que les penser. Plutôt que d'être un think tank, on veut être un do tank, un endroit où l'on fait. On forme des gens, on les fait participer, ils créent des projets avec les moyens du public et du privé mélangés. D'où l'idée que c'est un tiers lieu, un lieu neutre qui ne sert pas les intérêts privés ou les intérêts publics, d'une collectivité ou d'une entreprise. Mon ambition est d'enclencher la V2, qui peut durer plus de douze mois pendant lesquels il s'agira d'ajuster un peu le modèle. Je pense que le positionnement et la vision n'ont pas lieu de changer. C'est toujours une vision humaniste qui consiste à préparer et à construire un futur positif, choisi plutôt que subi.

En quoi cette V2 est une étape importante ?
La V2 qu'on est en train d'écrire a pour vocation d'accélérer la V1 comme on accélère une start-up. Pour la première année, nous avons eu 30 000 personnes venant de plus de 300 entreprises et de 50 nationalités différentes. Ce sont tout de même des chiffres conséquents. Je souhaiterais faire croître tout cela de 50 % pour la deuxième année et que l'on soit en ordre de bataille pour le faire. Cependant, il faut que nous fassions attention car Thecamp est une structure qui coûte cher. On va monter progressivement en charge. On cherche, comme une start-up, notre modèle économique en arbitrant sur différentes sources de revenus possibles, en incitant à profiter de ce lieu qui est unique pour organiser des moments événementiels.


Lire aussi : Thecamp : « Nous misons sur environ 2 500 professionnels formés la première année »


Qu'en est-il justement de votre modèle économique ?
Nous sommes en très forte croissance, mais nous ne sommes pas encore une entreprise rentable. On sait que ça ne peut pas être rentable dans les premières années. Donc, la question qui se pose est comment on accélère pour que les courbes se croisent et qu'on rentre plus d'argent qu'on en dépense. C'est ce qu'on appelle, dans l'univers des start-up, faire des pivots. Comme on a testé énormément de choses l'année dernière, on est dans une phase de bilan où on regarde ce qui a marché et ce qui a moins bien marché. L'objectif et l'attention du moment est de continuer à avoir un business qui croît tout en gardant en vue qu'on a un rêve dont le sous-jacent reste des colères très sincères dans le monde dans lequel on évolue et dont personne ne se soucie vraiment. La démission de Nicolas Hulot étant un des derniers indices de ce problème. Cependant, on ne peut pas juste être une ONG car il faut des modèles économiques pour ne pas être dépendants de subventions ou autres. On peut en avoir, mais on veut un vrai modèle économique car, lorsque ça fonctionne économiquement, c'est durable. C'est-à-dire que les entreprises y voient un marché et on pense que l'innovation for good est le marché du long terme.

Quels seraient vos rêves pour Thecamp ?
Mon premier rêve est que la société démontre son impact avec un business model rentable, mais aussi son impact positif sur toutes les questions de transformation (on se réfère en ça aux priorités définies par l'ONU) comme la dépollution plastique, l'éducation, etc. On veut vraiment trouver le bon équilibre entre un modèle économique durable et un impact positif. Donc, avoir cette particularité prêtée aux entreprises qu'on appelle bicorp aux Etats-Unis.

Mon deuxième rêve est que Thecamp soit davantage projeté à l'international, c'est son ambition, sa vocation. C'est réconcilier le très local, le national, ainsi que l'international, car beaucoup de nos partenaires privés sont des groupes internationaux. Aujourd'hui, 30 % des contenus sont en anglais. Je pense qu'on devrait monter à 50 %.

Mon troisième rêve serait d'ouvrir d'autres Thecamp, soit en partenariat, soit en franchise, soit en licence, et utiliser nos contenus et nos savoir-faire dans d'autres pays pour multiplier encore plus notre impact. Et en parallèle de tout ça, on pourrait imaginer qu'on a fait très fort dans le learning, l'apprentissage, la formation, le doing et qu'on pourrait ajouter le funding qui est l'investissement. C'est-à-dire qu'on pourrait investir dans les projets qu'on lance ou qu'on teste. Et donc avoir un fonds d'investissement qui puisse financer des projets.

Notre dossier complet sur le premier anniversaire de Thecamp est à découvrir dans le n°10 022 des Nouvelles Publications. Cliquez ici pour plus de renseignements sur nos offres d'abonnements (à partir de 55€/an).​



Martine Debette
Journaliste

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