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Naissance d’une filière animation en Paca

Thierry Berthier, co-fondateur de Toon factory et du studio d’animation Chromatic, est l’un des membres fondateurs de SudAnim. Cette association porte la création de la filière animation en Paca.
Image extraite de la série sur laquelle travaille Toon Factory, « Comment ratatiner », une série de 52 épisodes pour Canal+.
D.R. - Image extraite de la série sur laquelle travaille Toon Factory, « Comment ratatiner », une série de 52 épisodes pour Canal+.

Economie Publié le ,

C’est en 1999 que Thierry Berthier crée à Paris Toon factory, aux côtés de Maureen de Choiseul. Spécialisée dans les séries d’animation jeunesse, Toon factory produit pour la télévision française des séries comme Kid Clones, Samson et Néon, Mon ami Grompf, ou encore Sardine de l’espace. En 2018, les deux fondateurs décident de rapatrier la majeure partie de la société à Marseille. « Le soleil, la mer et la proximité avec Paris ont fait de Marseille la ville idéale pour nous installer », explique Thierry Berthier. Seuls deux studios de post-production son et quelques salariés sont restés à la capitale.

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Thierry Berthier, co-fondateur de Toon factory et du studio d’animation Chromatic, est l’un des membres fondateurs de SudAnim. (Crédit : Denis Guignebourg Agence Bestimage)

L’arrivée au pôle média Belle-de-Mai

Thierry Berthier a créé en avril dernier Chromatik, un studio d’animation 2D/3D au pôle média Belle-de-Mai à Marseille, avec deux associés, le réalisateur Mathieu Morfin (également président de SudAnim) et le producteur Christophe Camoirano. Chromatik partage désormais des locaux au pôle média de 300 m2 avec le studio Animation et Cocoribou films.

« Je suis à la recherche de locaux à acheter, entre 3 et 5 000 m2, pour créer un pôle média animation. En attendant, nous sommes à la Belle-de-Mai. J’ai déjà rencontré les institutions locales pour dénicher nos futurs locaux et suis accompagné par Provence Promotion. »

Pourquoi créer une filière animation en Paca ? « Parce que notre région a tous les atouts pour cela. Depuis la création de SudAnim il y a quelques mois, qui va porter la filière, nous sommes une centaine d’adhérents. » Le pôle pourrait notamment compter deux écoles, une salle de production son, mais aussi des animations ouvertes au grand public.

« Il faut se projeter sur un temps long pour bien comprendre la Friche »

Le poids de la filière animation en Paca

La France est leader sur le marché en Europe et l’animation française est le premier "genre audiovisuel" exporté. Plus de 7 500 personnes y travaillent, dont un millier en Provence-Alpes-Côte d’Azur. En région, la filière s’est donc largement développée, « surtout depuis la mise en place du fonds de subvention régional pour l’animation », nous apprend le co-fondateur de Toon factory. Le domaine du jeu vidéo est en revanche en sommeil sur notre territoire, mais l’annonce d’un nouvelle subvention régionale dédiée pourrait changer la donne. »

Avec la création d’une filière complète, Thierry Berthier a en ligne de mire l’appel à projet du président Macron, baptisé "La grande fabrique de l’image" (studio et formations) dans le cadre du dossier Culture France 2030. « Cet appel à projet invite les acteurs de la filière à imaginer l’audiovisuel de demain », nous explique le producteur. Dépôt des dossiers au plus tard le 31 octobre 2022.

Plus forts ensemble

« En structurant le secteur, nous allons former les champions de demain et j’espère, retenir nos talents qui partent pour la plupart travailler aux Etats-Unis ». Quant à la région qui pour l’instant occupe la première place dans le secteur de l’animation, il s’agit de la Nouvelle-Aquitaine. « Angoulême compte 30 studios d’animation et le même nombre d’écoles ! La région Nord, Rhône-Alpes et Paris bien sûr, sont aussi des territoires très structurés ».

Tout reste donc à faire en région Provence-Alpes-Côte d’Azur. « C’est indispensable de réunir nos forces pour créer un vrai bassin d’emploi. Il n’y a pas de chômage dans l’animation. Nous travaillons toujours à flux tendu. L’idée de ce pôle animation va permettre de structurer la filière, de conserver nos talents et d’être identifiés comme un territoire acteur de la filière », se félicite Thierry Berthier dont le carnet de commandes est plein pour deux ans et compte des projets à venir déjà bien engagés. Notamment la série Ratatiner les monstres, une production avec Canal+ de 52 épisodes de 11 minutes, adaptée du livre éponyme. « Nous avons également signé une convention de développement avec France Télévisions pour la création d’une série pour les plus jeunes, en collaboration avec l’éditeur Preschool ». Quant au studio Chromatik, il pourrait adapter la bande dessinée Ducobu en série, « avec une dizaine d’embauches à la clé », conclut le producteur.

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