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Multiplexe d'Euromed Center : Gaumont-Pathé remplace EuropaCorp

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Multiplexe d'Euromed Center : Gaumont-Pathé remplace EuropaCorp
D.R. - Le multiplex Besson sera un multiplex Pathé !

EuropaCorp, la société de Luc Besson envisage de céder ses deux multiplexes de Tremblay-en-France et de Marseille au groupe Gaumont-Pathé. Un énième rebondissement pour le projet phocéen en gestation depuis... 10 ans.

Clap de fin pour les cinémas de Luc Besson. EuropaCorp, la société de l’auteur du Grand Bleu a annoncé, ce 30 septembre, son entrée en négociations exclusives avec le groupe Cinémas Gaumont-Pathé pour la cession de son activité de multiplexes.

Créée en 1999, la société de Luc Besson exploite actuellement un seul multiplexe, celui d'Aéroville à Tremblay-en-France en région parisienne (2 400 places), inauguré en novembre 2013. Mais, elle planche depuis près de dix ans sur un second projet à Marseille dans le quartier de la Joliette. Longtemps retardé par un recours contentieux, le chantier de ce méga cinéma de 2 804 fauteuils (11 400 m2) aurait dû démarrer cet automne en vue d’un lever le rideau en 2018... soit avec plus de cinq ans de retard sur le planning initial et un projet architectural revu à la baisse.

« EuropaCorp souhaite se recentrer sur ses act​ivités coeur de métier que sont la production et la distribution de films et de séries dans le monde », précise le communiqué publié par Europacorp qui distribue entre huit et douze films par an.

Avec 567 000 entrées en 2015, le multiplexe d’Aéroville a généré un chiffre d'affaires de 5,83 millions d'euros, largement en deçà des prévisions initiales (- 3,48 millions de résultat net).

EuropaCorpa a réalisé un chiffre d'affaires de 147,3 millions d’euros en 2016 (dont 40% à l'international) contre 226,9 millions en 2015 et accusait un résultat opérationnel négatif à 22,3 millions d’euros contre un excédent de 19,4 millions l'exercice précédent. Elle emploie 150 salariés et dispose d'un catalogue d’un demi millier de films.

Gaumont-Pathé leader du secteur

Leader français de l’exploitation cinématographique, le groupe Gaumont-Pathé gère plusieurs cinémas dans l’aire d’Aix-Marseille : le Pathé Madeleine (8 salles – 1375 fauteuils), dans le centre ville de Marseille, le multiplexe de la zone de Plan de Campagne (16 salles – 3 616 fauteuils), aux Pennes Mirabeau et deux cinémas d’Aix-en-Provence en partenariat avec l’exploitant du cru Jean-Marie Guillaume (Le Cézanne, 1 539 fauteuils et le Mazarin, 394 fauteuils).

Dans le reste de la région Paca, le groupe Pathé gère une demi-douzaine de complexes : le Pathé Cap Sud (14 salles – 2 535 fauteuils), dans la zone commerciale éponyme au sud d’Avignon, deux complexes dans l’aire Toulonnaise : le Liberté dans le centre de Toulon (9 salles – 1 610 fauteuils) et le tout nouveau multiplexe de La Valette (15 salles - 3 100 fauteuils), et trois cinémas à Nice : le multiplexe de Lingostière (13 salles – 2 800 fauteuils), le Côté Massena (7 salles – 1 365 fauteuils) et le Côté Paris (5 salles – 979 fauteuils), dans le centre ville.

Le groupe, fondé en 2001 sous le nom EuroPalaces, exploite les cinémas aux enseignes Pathé et Gaumont. Il est détenu à 66% par Pathé et 34% par Gaumont. Les cinémas Gaumont-Pathé forment le premier circuit de salles de cinémas en France, aux Pays-Bas et en Suisse. Ils sont également présents en Belgique. A fin 2015, le groupe exploite 110 cinémas pour un total de 1 051 écrans et totalisent 64,5 millions d’entrées.

EuroPalaces candidat malheureux en 2005

Si la cession se concrétisait, l’arrivée du groupe des frères Seydoux (Jérôme pour Pathé et Nicolas pour Gaumont) sur le programme Euromed Center serait une petite revanche. EuroPalaces, l’ancêtre du groupe Gaumont-Pathé, figurait en effet parmi les cinq candidats à l’appel à projets lancé par l’Etablissement public d'aménagement Euroméditerranée en 2005. A l’époque, la société des frères Seydoux se proposait d’acquérir les murs et d’exploiter un établissement de 14 salles sur 8 500 mètres carrés de SHON* selon une programmation intermédiaire entre celle des multiplexes de périphérie et celle des cinémas d’art et d’essai. « Le cinéma d’Euromed Center doit être un lieu de melting pot culturel à l’opposé de la tendance actuelle à la ghettoïsation, revendiquant ainsi pleinement l’appellation de cinéma du centre », indiquait l’opérateur dans son argumentaire. Malgré son sérieux, le projet avait finalement été retoqué par le jury, celui-ci estimant qu’il manquait d’originalité par rapport au modèle classique des multiplexes. Une analyse qui, rétrospectivement, prête à sourire quand on connaît les vicissitudes qu’a connues le bâtiment dauphin d’EuropaCorp et Fuksas...

* Surface hors oeuvre nette.




Frédéric DELMONTE
Journaliste

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