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MRS 1 : Voyage au cœur d'un data center

Equipement sensible, il est rare qu'un data center ouvre ses portes. Nouvellement créé, MRS 1, le plus important de Marseille, fait exception à l'occasion de l'inauguration de ses nouveaux locaux. Visite guidée.
MRS 1 : Voyage au cœur d'un data center
Interxion

Economie Publié le ,

Avenue Roger Salengro, à Marseille, en face de l’Hôpital européen, derrière la façade réhabilitée d’un ancien entrepôt de céréales et d’huiles, ex-Net center de SFR, se « cachent » depuis l’été dernier les locaux ultra-sécurisés du plus important data center de Marseille d’une puissance électrique de 16 mégawatts - celle d’une ville de 10.000 habitants - et de 14.000 m2 de surface. Ouvert à l’origine par LD Com, puis passé entre les mains de Neuf télécom, Cégétel puis SFR, il a été racheté par Interxion, l’un des plus grands spécialistes européens de ce type d’équipement. Acquisition comprise, celui-ci a investi 45 millions d’euros dans cette nouvelle implantation en France baptisée MRS1 où il a notamment procédé à l’aménagement, sur 1.000 m2, de nouvelles salles destinées à recevoir équipements télécoms, informatiques et électriques. Deux autres tranches de travaux de 1.000 m2 chacune doivent également suivre. Autant d’espaces qu’il loue ensuite à ses clients.

Comme un aéroport…

« Nous sommes un peu comme Aéroports de Paris (ADP), compare le président d’Interxion, Fabrice Coquio. C’est-à-dire que nous, nous concevons, construisons, gérons et exploitons le data center, tandis que nos clients, ce sont les avions ! C’est un métier d’expert qui nécessite de solides reins financiers car réclamant de lourds investissements en continu. Un data center qui fonctionne en permanence, 24 heures sur 24, sept jours sur sept, réclame non seulement beaucoup d’équipement, mais aussi de maintenance et d’entretien. »

… sous haute surveillance

Sésame, badge sécurisé, contrôle d’accès, sas, détections tous azimuts, gardiennage non stop… N’entre pas qui veut. Pourtant, chaque jour, environ deux cents personnes vont et viennent à l’intérieur, y entrent et en ressortent sans souci. « Nous fournissons l’infrastructure de la cage jusqu’à la baie [comprenez l’armoire, NDLR].

Nos clients y mettent leurs équipements et serveurs, etc., et peuvent y accéder. Ils sont chez nous comme chez eux et s’ils le souhaitent, ils peuvent même y disposer de bureaux quand ils le veulent.

Aussi est-il plus juste de parler plus précisément de "colocation", précise Fabrice Coquio, car nos clients contractent et se connectent entre eux. Ils fonctionnent en communautés d’intérêt. » 

L'opérateur ne compte pas en rester là, y compris dans la cité phocéenne où un MRS 2 n’est pas exclu, a laissé entendre, plus énigmatique, le patron survolté d’Interxion France.

L'article complet de Jean-Philippe Pierrat est à lire dans le numéro 9840 des Nouvelles Publications (du 24/04/2015).

Marseille, hub mondial de la French connexion

« Marseille n’est pas pour nous une simple implantation en province, mais un véritable hub mondial au cœur de la Méditerranée et desservant l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Asie. » En soulignant cela, Fabrice Coquio dresse l’ambition poursuivie. Avec les câbles sous-marins de fibre optique de nouvelle génération qui vont être installés dans les années à venir, de plus « gros tuyaux » qui pourront transporter énormément plus de données, la cité phocéenne, où ils aboutissent pour la plupart, qui plus est admirablement située au carrefour des autoroutes de l’information, est en train de passer d’un statut de ville de transit télécom, à une ville de contenu, estime le président d’Interxion. « C’est la nouvelle French connexion, dit-il, et avec nos infrastructures, nous comptons bien accompagner cette transition fondamentale. »

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(Enrichissement Esther Griffe)

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