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interview Monique Cassar : "La CMAR Paca est le partenaire des acteurs institutionnels"

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Monique Cassar : "La CMAR Paca est le partenaire des acteurs institutionnels"
Benjamin Béchet - Monique Cassar, présidente de la délégation territoriales des Bouches-du-Rhône de la Chambre de métiers et de l'artisanat.

Dans un climat social compliqué et alors que la campagne municipale débute, Monique Cassar, la présidente de la délégation territoriale des Bouches-du-Rhône de la Chambre de métiers et de l'artisanat adresse, de la part de la CMAR Paca, un message aux futurs élus pour qu'ils agissent en faveur de l'artisanat.

Les Nouvelles Publications : Après les fêtes de fin d'année et à quelques semaines des municipales, comment se porte le monde de l'artisanat ?
Monique Cassar : Les élections et notamment les municipales gèlent les décisions et freinent quelque peu l'économie. Les artisans ont besoin que la machine tourne, notamment en ces temps où nous devons aussi faire face à un contexte social difficile. Les exaspérations sont fortes. Marseille qui est si bruyante et le vivre semble quelque peu endormi. On ne l'entend plus. Il faut dire que la fin 2019 a été une période de tension, de stress et de morosité ambiante. La période courte des fêtes de fin d'année n'a pas réussi à créer une grande émulation et à inverser la tendance. Tout ceci n'est pas très positif car ça ne motive pas la population à sortir, à échanger et à dépenser. Et voici à présent les municipales, Marseille retient son souffle.

Que souhaitez vous dire aux candidats en lice ?
Déjà, force est de constater que la campagne n'a jamais été aussi courte. Début février on ne connaissait pas encore les têtes de liste de chaque parti représenté dans la cité phocéenne... Ensuite nous entendons rappeler que la CMAR Paca est le partenaire des acteurs institutionnels. Il est essentiel pour nous de travailler main dans la main avec les collectivités locales, les acteurs institutionnels pour créer des zones d'activité, redynamiser nos centres-villes, renforcer notre attractivité touristique. C'est dans cet esprit que nous signons des chartes de soutien à l'économie de proximité. En 2019 nous avons signé avec 34 nouvelles communes. Autre exemple d'action : notre label “consommez local, consommez artisanal et le label “ville et métiers d'art”. Nous pouvons également citer nos événements ou notre soutien technique pour la redynamisation des centres villes.

Mais à l'occasion des municipales, nous avons été plus loin en rédigeant un document que nous présentons à chaque candidat de la région Paca. Ce dernier présente des leviers de développement qui sont généraux et bénéfiques pour l'ensemble des artisans.

Quels sont les points principaux de ce document ?
Les élus de la CMAR Paca ont souhaité partager avec les candidats aux élection municipales les propositions des artisans en faveur de l'économie de proximité. Issues d'une large consultation, ces propositions sont centrées autour de cinq priorités : dynamiser les centres-villes ; accompagner l'intégration des entreprises artisanales au sein des zones d'activités ; développer l'attractivité et le cadre de vie ; promouvoir l'économie de proximité ; faciliter la vie des entreprises. Cela passe par l'activation de 20 leviers que nous avons identifiés et l'utilisation de nouveaux outils numériques.

Comment les artisans sont-ils perçus par les acteurs politiques locaux ?
Nos chartes de proximité nous ont permis d'approcher le territoire et les élus. Beaucoup n'avaient pas conscience du poids de l'artisanat dans l'économie locale. Ils se sont ainsi emparés de la charte pour mettre en place des choses. Il y a eu de belles réalisations. Notamment dans les cœurs de village où les artisans tiennent à rendre plus dynamiques les lieux.

Et comment réagissent les artisans face aux personnalités politiques ?
Il est difficile de mobiliser les artisans sur des opérations. Surtout en période tendue. En effet, ils redoublent de vigilance pour être dans leur entreprise, être encore plus innovant. Et quand ils ont un peu de temps, ils se forment. Mais les artisans sont heureux quand on vient les voir, quand on leur propose des solutions. C'est-à-dire quand on les écoute.
A titre d'exemple ils comprennent l'intérêt de se regrouper au sein d'un même atelier, label, association, boutique éphémère. C'est l'occasion de mutualiser des coûts tout en faisant des rencontres et en captant une autre clientèle. Et pourquoi pas à terme, leur permettre d'embaucher à plusieurs pour se dégager du temps. Pour le moment nous faisons en sorte, avec les maires, que les artisans se rencontrent. A eux de voir s'ils veulent aller plus loin. Et comment le faire.




Caroline Dupuy
Journaliste

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