AccueilEconomieMireille Benedetti, présidente de l'Arpe : « Qu'on arrête d'opposer écologie et économie »

Mireille Benedetti, présidente de l'Arpe : « Qu'on arrête d'opposer écologie et économie »

Pour répondre au manque de foncier réservé aux activités économiques, l'Agence régionale pour l'environnement (Arpe) a instauré le label Parc+. Explications avec Mireille Benedetti, conseillère régionale et présidente de l'Arpe.
Mireille Benedetti, présidente de l'Arpe : « Qu'on arrête d'opposer écologie et économie »
M. Debette - Via une cartographie affinée de toutes les zones d'activités, l'Arpe souhaite identifier des potentialités quantitatives de densification de ces zones.

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LNP : Comment pallier le manque de foncier ?
Mireille Benedetti :
L'Agence régionale pour l'environnement (Arpe) travaille en partenariat avec le Centre régional de l'information géographique (Crige), l'Etablissement public foncier (EPF), les CCI et les services de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur pour créer un observatoire. Celui-ci nous permettra d'avoir une cartographie affinée de toutes les zones d'activités et d'identifier, en leur sein, des potentialités quantitatives de densification de ces zones. Bien sûr, dans le cadre de la reconquête de la biodiversité et du plan climat, une des priorités de l'agence est de ne pas encore prendre de la terre à la terre. Nous sommes également en cours d'identification des friches disponibles. L'objectif est de ne pas aller plus loin dans l'artificialisation des sols. Des pistes sont d'ailleurs déjà en train d'émerger.

Recenser les zones d'activités, est-ce suffisant ?
Nous avons, dans notre région, un autre outil qui est terminé, le Schéma régional de développement économique, d'innovation et d'internationalisation (SRDEII). L'Arpe a été consultée, c'est une démarche conduite par les services régionaux qui travaillent sur le développement économique. Cet outil, qui entrera en péréquation avec l'observatoire, recense le foncier disponible et pourra ainsi anticiper les acquisitions foncières. Ce sont deux gros outils intéressants sur notre territoire par rapport à l'aspect quantitatif. Mais il y a aussi le partenariat qualitatif. C'est bien de densifier, d'utiliser les friches, de recenser le foncier disponible, d'analyser la capacité d'acquisition foncière, mais si on veut que ce foncier soit dynamique, il faut le mettre en synergie avec une démarche qualitative. L'Agence régionale de la biodiversité Arpe est vraiment au cœur de cette dynamique. C'est pour cela que nous avons créé le label Parc+.

A quoi correspond ce label Parc+ ?
Cette démarche est au tout début de son aventure. Elle est durable et progressive, c'est-à-dire que les zones d'activités qui s'engagent dans cette démarche qualitative n'ont pas besoin d'être au top tout de suite. Il y a différents niveaux d'engagement et le cahier des charges leur permet de progresser petit à petit dans ce label. L'objectif n'est pas de décourager, mais d'inciter. Nous sommes dans le durable progressif.

Qu'apportent ces Parc+ ?
Il y a toute une mise en valeur de l'écologie territoriale que nous voulons atteindre dans le cadre de la démarche qualitative. C'est-à-dire une économie qui soit compatible et qu'on arrête d'opposer écologie et économie. C'est un gros enjeu qui est complètement à notre portée car les entreprises savent que, par rapport à leurs employés ou leur clientèle, s'engager en durabilité, en transition écologique, en transition énergétique, ça apporte un plus.

Lire l'interview complète de Mireille Benedetti dans le numéro 10 030 des Nouvelles Publications. Cliquez ici pour consulter nos offres d'abonnement, à partir de 27,50 € grâce à notre offre de bienvenue.
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