AccueilOxygèneMe Antoine Fornet : « L'artiste, comme l'avocat, défend à sa façon sa vision sociétale »

Me Antoine Fornet : « L'artiste, comme l'avocat, défend à sa façon sa vision sociétale »

Le cabinet marseillais Juris conseil, spécialisé en droit des affaires, a lancé officiellement, le 1er octobre, sa saison artistique. S'il est déjà mécène depuis quelques années, il formalise désormais son engagement artistique au travers d'expositions régulières dans ses bureaux de la Préfecture. Maître Antoine Fornet, avocat gérant associé, nous en dit plus sur ce parti-pris artistique.
Me Antoine Fornet : « L'artiste, comme l'avocat, défend à sa façon sa vision sociétale »
D.R. - Maître Antoine Fornet a choisi d'ouvrir ses locaux aux artistes pour faire ce qu'il appelle du « mécénat de moyens », puisque le prêt des lieux reste totalement gratuit.

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LNP : Pourquoi décider d'ouvrir vos bureaux à des expositions d'art contemporain ?
Me Antoine Fornet :
Nous avons envie de créer du lien avec le territoire, de faire connaître ses artistes et de partager des moments différents avec nos clients. Mais nous souhaitons que ces expositions restent ouvertes à tous, c'est important. Chacun peut donc s'inscrire et venir découvrir les œuvres de Claude Serrile, le premier artiste que nous avons choisi. Nous sommes ravis de pouvoir organiser cet événement dans la situation actuelle, même si nous avons dû faire l'impasse sur le vernissage jeudi soir. Notre cabinet ne pourra en revanche pas fêter ses 100 ans cette année…

Comment se déroule la sélection artistique ?
Pour cette première, c'est son agent Vincent Bonduelle qui est venu à nous. Mais nous sommes preneurs de candidatures artistiques spontanées ! Nous avons d'ailleurs une collaboratrice qui se consacre à nos événements culturels. Nous allons aussi organiser bientôt une rencontre dans notre cabinet parisien avec le ballet Preljocaj, pour lequel nous sommes déjà mécènes. Nous avons auparavant exposé d'autres artistes, mais cette fois, nous avions envie d'offrir un rendez-vous artistique trimestriel.

Qui sont les prochains invités ?
Nous aurons les toiles de Ludovic Bouillot, le travail autour du chausson de danse par le chorégraphe Jean-Charles Gil, le design de Berded, les collages rétro de Michael Viviani… Nous sommes éclectiques.

Depuis quand êtes-vous collectionneur d'art ? Quel style affectionnez-vous ?
J'ai acheté mes premières toiles à la galerie marseillaise Caroline Serero, il y a déjà longtemps. J'aime aussi bien l'art africain que l'art figuratif ou abstrait. Je fonctionne au coup de cœur, à l'instinct. Nos locaux sont déjà eux-mêmes une petite galerie contemporaine à eux seuls ! Nous sommes vraiment heureux de lancer ces nouveaux rendez-vous, qui je l'espère, pourrons se dérouler au printemps prochain dans notre jardin.

Quel est le sens de cette démarche ?
Quand on est avocat, nous avons besoin de créer la défense de nos clients. C'est une forme de création. L'artiste, comme nous, défend à sa façon sa vision sociétale. Symbole d'expression libre au même titre que l'avocat, il reste un penseur qui exprime avec force sa vision dans un langage émotionnel, qu'il nous appartient de décoder. Ces expositions vont donner lieu à de beaux échanges, j'en suis sûr…

Exposition « J'accuse » par Claude Serrile, cabinet Juris conseil, 23, rue Sylvabelle, Marseille 6e.
Jusqu'au 4 octobre de 11 h à 19 h. Uniquement sur rendez-vous (groupe de 10 personnes maximum). Réservation expositionjaccuse@gmail.com
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