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office metropolitain de tourisme et des congres de Marseille Maxime Tissot : « Il faut rassurer les donneurs d'ordre »

le - - Economie

Maxime Tissot : « Il faut rassurer les donneurs d'ordre »
A. Zilbermann - Maxime Tissot est en train de mettre en place des formations autour des gestes barrières afin de rassurer les professionnels de l'événementiel.

Maxime Tissot, directeur général de l'Office métropolitain de tourisme et des congrès de Marseille, a dû réinventer l'activité de l'institution qui, faute d'accueils et de déplacements possibles, doit continuer « à occuper le terrain », selon ses propres termes.

LNP : Comment une structure telle que la vôtre se réinvente avec la crise ?
Maxime Tissot :
Depuis plusieurs mois nous nous digitalisons en mettant en place de nouveaux outils de vente, avec tout le back office nécessaire pour le B2B comme le B2C. Nous avons basculé cet été et nous disposons d'une nouvelle centrale d'achat. Nous avons aussi mis en place des visites pour un public de proximité, qui connaît le territoire, mais pas certaines de ses spécificités. Je pense à une découverte de Marseille via sa biodiversité urbaine, par exemple.

Même si le tourisme est au ralenti, il faut continuer à faire des propositions ?
Complètement ! Il faut occuper le terrain ! Nous proposons aussi pour les professionnels du tourisme de petits films thématiques qui présentent tous les aspects du territoire, dont certains sont parfois moins évidents, comme celui du luxe. Notre souci permanent est de rester opérationnel pour la reprise. Les agents de voyage ne veulent pas non plus perdre la main et nous organisons régulièrement des webinaires avec nos clients américains par exemple.

Vous n'avez plus du tout de réception physique de professionnels ?
Si bien sûr, mais c'est plus du sur-mesure, du cas par cas. Nous ne faisons plus les groupes comme avant c'est certain. Pour autant, ce week-end, nous accueillons le Ditex, un salon français de B2B tourné vers le marché du sud de la France, pour lequel nous attendons une vingtaine de grands patrons de réseaux d'agences de voyages, agences en lignes et tours opérateurs français. Nous allons travailler notamment autour du thème « crise du Covid, résilience, réforme ou révolte ? ».

Comment rassurer et convaincre que l'événementiel reste possible ?
Nous y travaillons justement et Marseille est la première à organiser en ce moment des formations sur les gestes barrières, à destination du tourisme d'affaires, des séminaires et congrès. L'idée est de pouvoir proposer aux organisateurs un ou deux référents par événement, qui serait des sortes de « garants de la bonne procédure ».


Lire aussi : Le secteur de l'évènementiel se dote d'"outils novateurs pour être plus résilient"


Vous pensez qu'on ne connaît pas assez les gestes barrières ?
Si bien sûr : se laver les mains, porter un masque… Mais pour autant, sait-on après avoir utilisé du gel hydroalcoolique qu'il faut aussi désinfecter le poussoir ? Sait-on qu'il faut désinfecter les tissus des sièges car le virus peut y rester une vingtaine de jours ? Nous sommes en train de mettre au point ces mini-formations pour que le secteur événementiel sache qu'il peut faire appel à nous pour mettre ses clients en confiance. Il faut rassurer les donneurs d'ordre.

Etes-vous optimiste pour la suite ?
Je pense qu'il faudra vivre avec la Covid-19. Combien de temps ça va durer ? Personne ne le sait. Il faut donc continuer à imaginer de nouveaux produits, des mesures rassurantes pour que l'activité touristique reprenne dès que possible.

Ne craignez-vous pas que le tourisme d'affaires ait acquis de nouvelles méthodes de travail et que les entreprises voyagent moins ?
Je ne pense pas. Evidemment, nous connaissons tous le gain de temps de certaines réunions Teams, mais pour autant, créer du lien reste essentiel. Les entreprises auront forcément envie de se retrouver avec tous leurs salariés. Il y aura un effet de rattrapage.

Les vacances de la Toussaint n'auront pas attiré de touristes ni de business. Quel est le prochain rendez-vous à ne pas manquer ?
Noël forcément ! Nous avons des campagnes de communication prêtes, mises en place avec le CRT [Comité régional du tourisme, ndlr] pour le grand public, mais aussi orientées business. Ensuite, ce sera mars le grand rendez-vous, plus que les vacances de février, qui ne sont jamais un temps fort pour Marseille. Mais nous communiquerons au dernier moment et reporterons nos campagnes si besoin, comme ça a été le cas ces dernières semaines. Tout ça demande beaucoup de souplesse et de réactivité !


Lire aussi : Une année « hors normes » pour notre saison touristique





Alexandra Zilbermann
Journaliste

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