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Marseille : Visite Royal(e) à l'écoquartier en train de pousser

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Marseille : Visite Royal(e) à l'écoquartier en train de pousser
J.P Pierrat - Christian Estrosi, Ségolène Royal, Hervé Gatineau et Laure-Agnès Caradec

Conçu comme un modèle de ville méditerranéenne durable, le futur écoquartier de la cité phocéenne baptisé Smartseille a reçu la visite de la ministre de l'Environnement qui a pu constater son avancement.

C’est comment un démonstrateur industriel de la ville durable ? Ministre de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer, Ségolène Royal a eu beau avoir suivi de près à ce titre la sélection au niveau national des 16 projets de la sorte, elle en a découvert un en vrai pour la première fois lors de sa venue dans la cité phocéenne, le 22 mars dernier. Baptisé Smartseille, le futur écoquartier qui est en train de pousser à l’ouest de la ville entre les barres de béton des quartiers nord, la passerelle autoroutière de l’A55 et l’entrelacs ferroviaire de la gare d’Arenc, fait en effet partie des démonstrateurs ainsi labellisés par l’Etat. Une première qui l’a convaincue si besoin était. 

« Avec 70% des émissions de gaz à effet de serre dues à l’urbanisation, c’est capital de concevoir la ville autrement, a commenté la ministre au cours de sa visite. Cette boucle d’eau de mer qui sera utilisée pour le chauffage et la climatisation, c’est génial, s’est encore exclamée la ministre également chargée des relations internationales sur le climat. Cela permet à la fois de lutter contre le réchauffement climatique et de répondre à la transition énergétique, une priorité. On ne peut vraiment plus construire comme avant, a-t-elle ajouté. Il faut veiller désormais, pour lutter contre la pollution de l’air, aux plantations, aux espaces verts et aux toitures végétalisées. » Et de féliciter alors tous les acteurs concernés.

« C’est un projet conçu de façon intégrée entre les différents savoir-faire industriels en matière de construction et en même temps, un vrai projet d’urbanisme pour les hommes et les femmes qui l’habiteront. »

Soit une labellisation amplement méritée à ses yeux.

Un îlot expérimental de la future écocité

Dans cette découverte de visu de son premier démonstrateur du genre, Ségolène Royal a notamment eu parmi ses principaux guides Laure-Agnès Caradec, en tant que présidente d’Euroméditerranée où a lieu cette opération, qui l’a tout d’abord accueillie (en présence également du président de région, Christian Estrosi, et du préfet). Dans sa présentation de l’opération d’aménagement conduite par l’établissement qu’elle préside, l’élue marseillaise en a profité en particulier pour mettre aussi en avant le futur grand parc des Aygalades de l’écocité qui va naître autour dans le cadre de l’extension de cette opération, et dont cet îlot expérimental de l’écoquartier n’est qu’un des premiers éléments. Un modèle qui a cependant vocation à être « une référence reproductible à l’ensemble de la Méditerranée », ainsi que l’a précisé l’adjointe au maire de Marseille en charge de l’urbanisme (présidente également par ailleurs du CAUE 13*  et de l’Agam**), tout en soulignant les emplois espérés et les 40 à 50.000 habitants attendus à terme.

* Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement des Bouches-du-Rhône.
** Agence d’urbanisme de l’agglomération marseillaise.

La suite de cet article est à lire dans le numéro 9889 des Nouvelles Publications. Cliquez ici pour plus de renseignements sur nos offres d'abonnement. 

On the road solaire

Au cours de sa visite en terre phocéenne, la ministre de l’Environnement a, entre autres, procédé à la pose symbolique des premières plaques d’un programme de 1.000 km de route solaire qu’elle souhaite voir se développer sur l’Hexagone dans les cinq ans à venir. Cette « route à énergie positive » repose sur un procédé unique au monde mis au point par le groupe Colas spécialiste des enrobés routiers. Celui-ci prend la forme de plaques photovoltaïques qu’on colle sur la route un peu comme une moquette produisant de l’électricité et suffisamment résistante pour que l’on puisse rouler dessus. Si l’on en croit son inventeur, un kilomètre de route équipé de la sorte pourrait alimenter une commune de 5.000 habitants. Dix premiers mètres carrés de ces dalles révolutionnaires ont été ainsi posés pour la photo, le 21 mars dernier, sur le parking du siège et centre d’exploitation de la L2, future rocade de contournement de Marseille.




Esther Griffe
Journaliste

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