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Marseille : les Galeries Lafayette vont plier boutique

Les Galeries Lafayette ont décidé de fermer leur magasin « historique » de la rue Saint-Ferréol pour se redéployer au sein du futur centre commercial du Prado. Racheté par la société belge AG Real Estate, le site devrait être restructuré pour accueillir des commerces et une résidence hôtelière.
Marseille : les Galeries Lafayette vont plier boutique
E. Griffe - Le bâtiment proposera plus de 4000 m2 de commerces et une résidence hotelière.

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Les Galeries Lafayette redéploient leur offre dans le centre ville de Marseille. Alors qu’elle vient d’inaugurer son magasin new look (13 000 m2) du Centre Bourse, à deux pas du Vieux Port, l’enseigne a décidé de céder les murs de son second point de vente de la rue Saint-Ferréol, situé à 200 mètres du premier. Par un courrier du 14 avril 2016, la société Grands Magasins Galeries Lafayette (GMGL) représentée par sa foncière « Citynove Asset Management », a informé la ville de sa volonté de vendre l’immeuble de sept étages situé à l’angle des rues Saint-Ferréol et Haxo. Dans le même courrier, GMGL a fait part de sa volonté de donner congé du bail commercial conclu avec la ville sur la parcelle voisine lui appartenant.

Raison de ce départ ? Les Galeries Lafayette précisent avoir programmé le transfert de son magasin de la rue Saint-Ferréol dans le nouveau centre commercial du Prado. Ce complexe de 23 000 mètres carrés développé par Klépierre qui devrait lever le rideau au début 2018 aura pour locomotive un magasin Galeries Lafayette de 9 400 mètres carrés.

AG Real Estate entre en piste

Les rideaux de l’immeuble de la rue Saint-Ferréol ne devraient pas rester baissés ad vitam aeternam. La société GMGL a signé une promesse de vente avec la foncière belge AG Real Estate le 18 mai dernier. En partenariat avec la société Virgil (Paris), promoteur spécialisé en immobilier commercial de centre-ville, AG Real Estate compte engager un projet de restructuration lourde du bâtiment. Au terme de plusieurs mois de travaux pilotés par Virgil, l’ancien immeuble des Galeries proposera 4 250 mètres carrés de commerces répartis sur trois niveaux (du R-1 au R+1) une résidence hôtelière de 7 950 mètres carrés de plancher (du R+2 au R+7). Cet établissement de tourisme proposera des espaces partagés comme un plateau de coworking (800 m2 au R+6), une salle fitness (190 m2 au R-1) et un restaurant de (400 m2 au R+7). La mise en oeuvre de cette opération sera le fruit d’un savant montage juridique. Le volet commercial sera porté par une SCI – la SCI 42-48 rue Saint-Ferréol - une société ad hoc créée par AG Real Estate pour les besoins de l’opération.

La résidence hôtelière sera quant à elle développée par la société Axis Immobilier, opérateur spécialisé avec lequel la filiale d’AG RE a signé une promesse de vente le 22 juillet 2016.
Enfin, pour permettre la restructuration complète de l’ensemble immobilier, la société Virgil a demandé à la ville la conclusion d’un bail emphytéotique longue durée sur la partie du foncier lui appartenant (2 050 m2 de SP).

Montage complexe

Pourquoi un bail plutôt qu’une cession pure et simple ? C’est que l’immeuble propriété de la ville est le fruit d’un legs, celui du marbrier Jules Cantini. Et les dispositions testamentaires, outre la clause d’inaliénabilité, obligent la municipalité à rechercher une valorisation du site, afin de lui permettre de gérer, entretenir et enrichir le musée Cantini et ses collections, installé dans un autre bien inscrit dans le legs, un hôtel particulier du XVIIe situé rue Montgrand, une rue perpendiculaire à la rue Saint-Ferréol. « Le recours au bail emphytéotique, en tant qu’il prévoit le versement d’un loyer sur une longue durée, respecte l’esprit des dispositions testamentaires », rappelle la délibération votée par la ville ce 3 octobre.

AG Real Estate gère un portefeuille de 4,5 milliards d’euros composé d’immeubles de bureaux, de centres commerciaux, de plates formes logistiques, de propriétés résidentielles et de parts dans des fonds d’investissements en immobilier en Belgique, au Luxembourg et en France.

Virgil assure des missions de maîtrise d’ouvrage déléguée et de commercialisation à la demande de grands groupes de distribution. Le groupe parisien est ainsi intervenu aux côtés des Galeries Lafayette lors de l’acquisition des 17 grands magasins exploités par Marks & Spencer en France. A ce titre, Virgil a restructuré 15 de ces actifs, les a loués à de nouveaux preneurs et a négocié la revente de plusieurs d’entre eux à des investisseurs institutionnels.

L’opérateur a livré en 2015 le projet de restructuration de l’ancien magasin Printemps du centre ville de Poitiers. Après de gros travaux pilotés par Yves Lion, l’immeuble agrège 3 600 mètres carrés de commerces (H&M et Soft) et 23 logements de standing.

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