AccueilOxygèneMarseille : Jean-Paul Passedat, créateur du restaurant Le Petit Nice, est décédé

Marseille : Jean-Paul Passedat, créateur du restaurant Le Petit Nice, est décédé

Le père de Gérald Passedat s’en est allé ce mercredi 10 août à l’âge de 88 ans. Ancien juge du tribunal de commerce de Marseille, il avait transformé Le Petit Nice en hôtel de luxe.
Jean-Paul Passedat avait repris les rênes du Petit Nice à la mort de son père Germain et l’avait transformé en hôtel de luxe.
OMTCMADD - Jean-Paul Passedat avait repris les rênes du Petit Nice à la mort de son père Germain et l’avait transformé en hôtel de luxe.

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Quand on demandait à Jean-Paul Passedat s’il était né à Marseille, la réponse fusait : « Non, je suis né au "Petit Nice". » Une réplique qui témoigne à elle seule de l’empreinte que laissera sur ce lieu emblématique de la gastronomie phocéenne, ancré sur les roches en bordure de la corniche Kennedy, le père de Gérald Passedat qui s’est éteint ce mercredi 10 août à l’âge de 88 ans. « Passionné et respectueux des traditions culinaires du terroir marseillais, Jean-Paul a transmis à son fils Gérald le goût du beau, le sens du rythme, l’amour des choses bien faites et le goût de faire plaisir aux autres », a salué la famille dans un communiqué.

La saga familiale débute en 1917 lorsque Germain Passedat, père de Jean-Paul et grand-père de Gérald, alors propriétaire d’un bar-tabac, achète à une baronne une grande bâtisse blanche pour en faire un restaurant. Cette dernière, que l’on désigne encore comme "la villa Corinthe", est ouverte sur la mer et les îles de Frioul. Germain renomme le site Le Petit Nice afin d’attirer une clientèle huppée, la cité azuréenne étant alors une destination très prisée. Et la recette fonctionne, des célébrités d’alors, au premier rang desquelles on retrouve notamment Marcel Pagnol et Fernandel, deviennent des habitués du lieu.

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Un lieu transformé en hôtel de luxe

Mais ce dernier va connaître un nouvel envol lorsque Jean-Paul en prend les rênes à la mort de son père. Celui qui est alors chanteur d’opéra met entre parenthèses une carrière prometteuse afin de se consacrer à la gastronomie avec sa femme Albertine. Il décide ainsi de transformer Le Petit Nice en hôtel de luxe et creuse une piscine d’eau de mer. Là encore, le succès est au rendez-vous puisque Jean-Paul conquiert une étoile au guide Michelinen 1977, suivie d’une deuxième en 1981. Son fils unique Gérald a ensuite repris les commandes du restaurant en 1985, décrochant une troisième étoile en 2007, faisant du Petit Nice le seul établissement phocéen titulaire de trois macarons dans le célèbre guide. Quant à Jean-Paul, il est resté aux manettes de l’hôtel cinq étoiles durant de longues années avant de prendre sa retraite. Une riche carrière qui l'aura également vu siéger comme juge au tribunal de commerce de Marseille.

Son fils Gérald lui a rendu un vibrant hommage. « Papa s’en est allé vers le pays des sourires, vers le pays des étoiles. Ce sourire et ses étoiles qui ont guidé sa carrière. Grâce à ses valeurs, son humour, sa discipline, son savoir-faire, sa vision futuriste, il a su mener de mains de maître notre maison au firmament. Grand novateur, sublime cuisinier et grand ténor, j’existe grâce à lui. Tu vas manquer à tous », a-t-il témoigné sur Instagram. Une disparition qui a suscité une vague de réactions dans la cité phocéenne puisqu’en une quinzaine d’heures, ce post du chef triplement étoilé a suscité pas moins de 2 000 commentaires.

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