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Maison Mistre : la passion du chocolat se perpétue de père en fille

Pauline, fille du célèbre pâtissier marseillais Maurice Mistre, a souhaité créer avec sa cousine Laure, fille de Michel, pâtissier et confiseur, la Maison Mistre, une boutique installée dans le quartier de Vauban à Marseille.
Maison Mistre : la passion du chocolat se perpétue de père en fille
J.-P. Enaut - Pauline et Laure ont ouvert la boutique Maison Mistre cet été dans le quartier de Vauban à Marseille.

Economie Publié le ,

Il semblerait que Pauline et sa cousine Laure qui ont baigné, toutes deux, dans le milieu de la confiserie et du chocolat soient atteintes par le virus ! Elles viennent de créer cet été leur première boutique Maison Mistre à Marseille, dans le quartier de Vauban, où elles aiment retrouver l'esprit village. Après des études de droit et, à la clé, un master de droit des entreprises et de fiscalité, Pauline Raymondaud-Mistre a exercé dans un cabinet d'avocat avant de travailler dans un organisme de gestion agréé. « J'ai prodigué pendant quatre ans des conseils en fiscalité et en comptabilité à des professions libérales », confie la jeune femme qui n'appréciait toutefois pas l'activité routinière de cette tâche.

Lors du premier confinement, Pauline, âgée de 34 ans, exerçant en télétravail, désire se lancer dans une nouvelle aventure professionnelle. Elle propose alors à sa cousine Laure son idée consistant à créer une boutique sur l'univers du chocolat mais également de l’épicerie fine, à l'instar de son père, Maurice Mistre, pâtissier et chocolatier de renom. « J'ai aussitôt été séduite par le projet », confie Laure Mistre, fille de Michel qui, lui-aussi, a consacré toute sa vie à cette activité en tant que pâtissier, chocolatier, confiseur et glacier. Après des études de lettres et de communication, Laure a travaillé, quant à elle, en entreprise pendant plus de vingt ans avant d'intégrer Aix-Marseille université en tant qu’assistante de direction. Suite à une rupture conventionnelle, elle décide alors de changer de cap avec un retour aux sources. « J'avais une perte de sens. Je n'avais plus d'épanouissement dans le travail. Il me fallait un horizon différent que je parviens à trouver avec ce projet », estime Laure.  

 Un florilège de gourmandises

Si les deux cousines aux tempéraments différents n'ont jamais travaillé ensemble ni avec leurs parents, elles savaient pertinemment que l'amour du chocolat les réuniraient. « Le projet qui a mis une année à être élaboré. Nous l'avons monté à deux. Les travaux ont débuté en juin et la boutique était prête pour ouvrir fin août », confie Pauline. Les deux cousines ne désiraient cependant pas tout miser sur le chocolat qui est néanmoins leur cœur de cible. Elles rajoutent d'autres gourmandises telles que les confitures, les thés, les infusions, les biscuits, les céréales, les calissons, les fruits confits, les marrons glacés. D'autres produits salés, haut de gamme, prennent place comme l'huile d'olive et les condiments. Dans la pièce principale, le chocolat revêt différentes formes (barres, tablettes, pâtes à tartiner, calissons enrobés). A cela, se greffent des produits liés aux arts de la table (théières, mugs, plateaux). « Nous proposons des produits que l'on ne trouve pas ou peu à Marseille tels que les babas au rhum de Saint-Malo », précise Laure. Leur objectif est de privilégier le rapport humain avec de la vente à emporter pour les particuliers mais aussi des offres pour les professionnels avec une démarche commerciale s'appuyant sur une plaquette et un site Internet. «Nous avons une réelle complémentarité avec une vision similaire. Nous avons trouvé un équilibre avec ce projet professionnel et familial ».

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