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Maison Craquelin, l’histoire d’un rebond craquant

David Tranchino et Nicolas Gimenez, deux amis d’enfance, issus de la restauration et de l’événementiel, ont créé en février Maison Craquelin. Ils proposent un large éventail de biscuits sucrés, réalisés à la main.
Maison Craquelin, l’histoire d’un rebond craquant
J.-P. Enaut - Nicolas Gimenez et David Tranchino, les deux fondateurs de Maison Craquelin, ont su rebondir en misant sur une gamme de biscuits sains, sans huile de palme, ni colorant, ni conservateur.

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Forts d’une solide expérience, Nicolas Gimenez - dans les séminaires d’entreprise avec LSG Organisation qu’il gère depuis 2010 - et David Tranchino - dans la restauration traditionnelle-, ont racheté en 2018 Magali Traiteur, une entreprise créée en 1992 située sur la zone industrielle Athélia 1 à La Ciotat. « Nous avons associé notre expérience en reprenant cette entreprise de sept salariés dont nous étions auparavant prestataires », explique le premier. Magali Traiteur développe ainsi son activité à la fois pour des entreprises et des mariages. « Nous avons augmenté ce dernier segment de 10 à 30 % du chiffre d’affaires et nous aurions même pu atteindre 60 % s’il n’y avait pas eu la Covid », précise le second.

La crise sanitaire, qui a fortement touché l’entreprise dès l’annonce des restrictions, l’a même contrainte à fermer ses portes pour quatre mois. Le chiffre d’affaires, pourtant en hausse, est alors gravement affecté. « Après 700 000 € en 2018 après dix mois d’activité puis 930 000 € en 2019, nous avons réalisé seulement 263 000 € en huit mois », confie Nicolas Gimenez qui tente de relancer l’activité avec la création de petits plats à emporter.

A partir d’un savoir-faire indéniable et de l’outil de production existant, les deux amis développent alors une activité embryonnaire avec la production locale de biscuits, réalisés à la main, à partir de produits français sous la marque Maison Craquelin. « Tout est fabriqué dans nos locaux à partir de produits de saison », détaille David Tranchino.

Sept biscuits savoureux

Partant d’un équipement existant, les deux dirigeants désirant conjuguer les deux activités optent pour une nouvelle organisation. « Le laboratoire de 300 m2 tourne désormais à plein régime en deux fois huit heures. Nous avons aussi renouvelé l’outil de production en nous équipant d’un four et d’un pétrin grâce à un appel aux dons participatifs », confie Nicolas Gimenez. Après une première phase de recherche et développement, trois premiers produits, testés à partir de recettes élaborées par leurs soins - une navette à la fleur d’oranger, un biscuit à l’orange et un palet aux raisins - et déjà expérimentés lors de pauses cocktail, sont alors mis sur le marché. « Nous avons ensuite retravaillé le biscuit à l’orange devenu bio et lancé quatre nouveaux biscuits, des navettes à l’anis, des palets aux figues, des sablés au citron bio et au pavot ainsi que des cookies au chocolat », souligne David Tranchino. Ce sont ainsi sept recettes qui sont façonnées par Aurélie Unternahrer, chef de projet.

Sans huile de palme, ni colorant, ni conservateur, Maison Craquelin propose des produits sains. Le succès est au rendez-vous avec 40 000 € de chiffre d’affaires en seulement quatre mois. « La part d’activité devrait passer de 10 à 30 % dans les prochains mois », estime-t-il. Depuis février, les biscuits sont proposés dans plusieurs points de vente, les épiceries fines, de Marseille à Toulon, mais aussi les maisons d’hôtes et l’hôtellerie haut de gamme. « Ce sont désormais une quarantaine de points de vente en juillet, soit trois fois plus qu’au lancement, et un réassort de commandes des boutiques », précise-t-il.

D’ores et déjà, de nouvelles perspectives s’offrent avec un corner à La Grande Epicerie de Paris et des ventes à l’étranger via Internet. Dès février 2022, des biscuits salés pourraient même être lancés. « S’il n’y avait pas eu la Covid, cette activité n’aurait pas pu voir le jour. Nous avons pu rebondir et nous réinventer », assure Nicolas Gimenez.

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