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LyondellBasell prépare le terrain pour la revitalisation

Avec deux projets logistiques générateurs d'une centaine d'emplois minimum à Berre, LyondellBasell a atteint l'objectif fixé dans son projet de revitalisation, après la fermeture de la raffinerie. Mais il n'en restera pas là.
LyondellBasell prépare le terrain pour la revitalisation
J.-C. Barla - Jérôme Mauvigney, directeur général de LyondellBasell Services France et du pôle pétrochimique de Berre-l'Etang, depuis le 1er octobre 2020.

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Après la fermeture de sa raffinerie de Berre-l'Etang en 2014, LyondellBasell s'était engagé auprès de la Préfecture de région dans un projet de revitalisation visant à générer 100 emplois sur le territoire. La perspective est désormais actée avec l'implantation annoncée de deux plates-formes logistiques à l'initiative de Baytree et de Gemfi, sur une vingtaine d'hectares, et des entrepôts de 104 000 m2. Leur arrivée pourrait même engendrer 150 à 350 emplois à terme avec la montée en puissance de leurs activités.

Mais si la convention de revitalisation, ciblée sur 70 hectares, est officiellement close depuis le 5 février, le site pétrochimique n'a pas fini d'évoluer, selon Jérôme Mauvigney, le directeur. « Nous nous engageons sur un comité de suivi de la revitalisation avec la sous-préfecture d'Istres pour continuer à valoriser les terrains, au-delà de cette première phase. Actuellement, des travaux d'aplanissement d'une cinquantaine d'hectares de l'ex-raffinerie sont en cours. Ils devraient être achevés d'ici à la fin de l'année 2021. Nous devons également mener divers travaux sur des déplacements de réseaux, transférer une usine de production d'huiles que nous voulons conserver et détruire, avec une société partenaire britannique, quatre cheminées encore existantes… L'ensemble du foncier devrait être disponible à l'horizon 2022-2023, ce qui laisse le temps aux porteurs des projets de plates-formes de mener à bien toutes leurs procédures, mais aussi de prospecter ou accueillir à l'avenir des industries intéressées par des synergies d'utilités avec notre site ».

Investissements records

En dehors de cette convention, LyondellBasell détient quelques dizaines d'hectares dont le devenir n'est pas défini. Des réflexions sont en cours pour accroître l'autonomie énergétique du site, à travers de la production photovoltaïque ou d'hydrogène, et contribuer ainsi à réduire son empreinte environnementale. « Nous devons encore diminuer de 30% nos émissions de CO2 à l'échéance de 2030. Cette zone pourrait être dédiée à l'accueil de solutions de décarbonation. Nous sommes très sollicités, admet Jérôme Mauvigney. Les options ne seront pas approfondies avant notre grand arrêt de 2022 dont l'organisation nous mobilise pleinement. Compte tenu des divers épisodes de torchages non planifiés que nous avons connus en 2020, notre objectif prioritaire est d'accroître la fiabilité et la performance opérationnelle et environnementale de nos installations. Environ 150 millions d'euros seront investis dans ce grand arrêt, prévu sur six mois. C'est un engagement important pour le groupe. Ensuite, nous analyserons et évaluerons les meilleures solutions technologiques et financières qui pourraient être mises en œuvre à l'occasion du grand arrêt suivant en 2028 et nous permettre ainsi d'être en règle pour 2030 sur nos émissions dans l'atmosphère ».

Pour Jérôme Mauvigney, un tel projet vise à « construire l'usine des 50 prochaines années », d'autant plus que le site utilise déjà de l'hydrogène sur le vapocraqueur. Pour la Provence, une telle perspective de pérennité se mesure en retombées économiques concrètes : LyondellBasell verse chaque année environ 17 millions d'euros de taxes locales diverses et réalise en région 50 à 70 millions d'euros d'achats.

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