AccueilDroit et ChiffreLucienne Erstein : « Mon objectif est de maintenir les excellents résultats »

Lucienne Erstein : « Mon objectif est de maintenir les excellents résultats »

Lucienne Erstein est la nouvelle patronne de la cour administrative d'appel de Marseille, deuxième des huit cours de France. Venue de Douai (Nord), elle succède à Jacqueline Sill qui a fait valoir ses droits à la retraite. Bien ancrée dans la région, et notamment en Corse, Lucienne Erstein est une femme de challenges, passionnée par son métier et la cause du justiciable, et profondément humaine.
Lucienne Erstein : « Mon objectif est de maintenir les excellents résultats »
M. Debette - Lucienne Erstein, nouvelle présidente de la cour administrative d'appel de Marseille.

Droit et Chiffre Publié le ,

Les Nouvelles Publications : Marseille, c’est un retour !
Lucienne Erstein : Il y a quelques années, j’ai présidé une chambre au tribunal administratif de Marseille. Celle de l’urbanisme et de la fiscalité, deux matières que j’aime particulièrement. Je vais présider cette cour durant deux ans. On n’est pas propriétaire d’une fonction. On en est dépositaire.

Quels sont vos missions et objectifs ?
Une de mes responsabilités est d’asseoir la juridiction dans son environnement, de la faire rayonner et la faire connaître car, lorsqu’on connaît une institution, on la respecte mieux.
Mon objectif est de maintenir les excellents résultats et d’offrir à tous un cadre de travail propice à la qualité des arrêts rendus. Je n’ai pas à me plaindre car nous avons des locaux adaptés à nos besoins et des travaux d’aménagement sont programmés, dont une deuxième salle d’audience. Nous avons l’informatique qui convient, le nombre de magistrats et d’agents de greffe adaptés au nombre de litiges à traiter…

Quel est le champ de compétence de la cour ?
Le terrain est vaste. Nous sommes concernés chaque fois que la responsabilité d’une personne publique est mise en jeu sur le vaste territoire de Paca, Languedoc-Roussillon et Corse. 36% des requêtes nouvelles sont liés aux étrangers, 16% à la fonction publique, 13% au fiscal, 12% à l’urbanisme, le reste étant du contentieux de la responsabilité, des marchés publics, de l’environnement, des actes des collectivités territoriales, de la police administrative, etc. Parmi nos compétences les plus récentes, il y a bien sûr les assignations à résidence, mais qui concernent d’abord le tribunal administratif. Il y a également, signe de temps difficiles, les plans de sauvegarde pour l’emploi, que nous devons juger en trois mois et qui sont à rapprocher des autorisations de licenciement des salariés protégés.

Quel est le moment fort de votre carrière ?
Il y en a eu plusieurs. Mon plus grand souvenir reste la création du tribunal administratif de Montreuil, en Seine-Saint-Denis, pour décharger celui de Cergy-Pontoise, débordé. Une belle expérience car, quand on crée quelque chose, il y a une espèce d’osmose, une ambiance. On est tous dans le même bateau, on participe tous à l’aventure et on apprend beaucoup car nous n’avons pas de formation de gestionnaire. C’est une occasion unique de mettre en application tout ce que l’on a appris, observé. Il faut aussi avoir la chance d’être bien entouré, ce qui fut mon cas.

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