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Loi Travail : douche écossaise pour les patrons provençaux

Un pas en avant, un pas en arrière, c'est la volte-face, selon eux, de la version remaniée du projet que les responsables et chefs d'entreprise de l'UPE 13 ont voulu dénoncer à la veille de la manifestation nationale du 31 mars contre la future loi.
Loi Travail : douche écossaise pour les patrons provençaux
J-P. Pierrat - Aux côtés du président de l'UPE 13, plusieurs patrons ont fait part de leur opposition à la nouvelle mouture de la loi.

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« Autant nous étions contents de la version 1 qui avait été plutôt une bonne surprise avec des mesures notamment autour de la flexibilité, du dialogue social direct ou encore du plafonnement des indemnités prud’homales, autant la version 2 est une reculade incompréhensible où l’on est totalement revenu en arrière. » Le 30 mars dernier, à la veille d’une manifestation nationale contre la loi travail, le président de l’UPE 13, l'organisation patronale des Bouches-du-Rhône, JohanBencivenga, n’a pas non plus mâché ses mots pour dire tout le mal qu’il pensait de la nouvelle copie, revue et corrigée, de la ministre du Travail MyriamElKhomri. Et si les patrons du département ne sont pas descendus dans la rue - « ce n’est pas dans leurs habitudes », a rappelé leur président - le cœur semblait y être… Aux côtés de ce dernier en effet, d’autres chefs d’entreprise et responsables de l’union patronale ont largement abondé dans son sens.

Une satisfaction de courte durée

« L’heureuse surprise n’a malheureusement pas duré très longtemps », a déchanté à son tour Odile Tarizzo, elle-même chef d’entreprise (de 40 salariés dans le domaine des loisirs), membre du comité exécutif de l’UPE 13 et très au fait de la justice prud’homale (elle fait partie de la section encadrement du conseil des prud’hommes). « Dans cette nouvelle mouture, la loi est tellement édulcorée que les points positifs ont pratiquement tous disparu ! Si ça continue, elle va finir à la poubelle », a-t-elle estimé avant de réclamer, comme son prédécesseur, un allégement et une simplification du code du travail.

« Les entreprises croulent sous les obligations administratives, a-t-elle notamment poursuivi. Or dans notre région, le tissu économique est composé à 80% de TPE qui ne peuvent pas toutes se payer un directeur administratif et financier à plein temps pour s’occuper de ça et qui ont donc besoin de souplesse pour pouvoir faire preuve de réactivité et décrocher des marchés. »

La suite de cet article est à lire dans le numéro 9890 des Nouvelles Publications (parution le 8/04/2016). Cliquez ici pour plus d'informations sur nos offres d'abonnement (à partir de 55€/an).

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