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Cefim Les stocks, source de financement

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Les stocks, source de financement
G. Majolet - De gauche à droite, Caroline de Brabander, déléguée régionale d'Auxiga, Céline Eysseric-Nafteux, directrice commerciale régionale Paca chez Factofrance, et Rémy Vialettes, délégué général de la Cefim.

Début novembre, Rémy Vialettes, délégué général de la Cefim, a organisé une conférence sur les stocks, véritables leviers de financement pour les entreprises.

« Depuis que je suis à la Cefim, c'est la première fois que nous abordons cette thématique, précise Rémy Vialettes, délégué général de la Cefim. On ne pense pas suffisamment à cet actif [les stocks, NDLR], en matière de financement. » Même écho du côté de Céline Eysseric-Nafteux, directrice commerciale régionale Paca chez Factofrance : « Traditionnellement, on parle de mobilisation du poste client. On parle beaucoup moins du financement des stocks qui est une source de financement additionnelle, simple et rapide. »

Pourtant, les stocks valent parfois de l'or ! Concrètement, les stocks et les créances commerciales d'une entreprise représentent 40 % de sa richesse.

Gage sur stock

Dès qu'un besoin de financement nécessite une garantie, il est important de penser aux stocks : pour optimiser les actifs du bas de bilan, pour diversifier ses sources de financement, pour sécuriser ou renégocier des financements en cours… L'idée est de bénéficier d'une solution de financement sur stocks qui tire parti de la valeur d'un stock dormant ou mobile. Elle s'appuie sur une garantie adossée à des stocks de marchandises, produits finis et matières premières. La ligne de financement ainsi obtenue permet à l'entreprise de mieux gérer son besoin en fonds de roulement, cela en complément du financement perçu dans le cadre du contrat d'affacturage*. « C'est un prêt indissociable d'une garantie donc il s'agit d'un gage sur stock », insiste Céline Eysseric-Nafteux.

Il existe deux sortes de gage sur stock : le gage avec dépossession et le gage sans dépossession. « Le gage avec dépossession est le procédé historique. L'entreprise doit créer une zone dans laquelle le stock concerné est entreposé. Cette zone est entre les mains du créancier », résume Caroline de Brabander, déléguée régionale d'Auxiga. Facile à mettre en place et sécurisante pour les créanciers, cette garantie s'adapte à tout type d'entreprise, secteur d'activité et à tout type de stocks (matières premières, marchandises, produits intermédiaires, finis ou résiduels). Le gage avec dépossession a également la particularité de pouvoir venir en contrepartie de tout type de créance et au bénéfice de tout type de créancier. Le gage sans dépossession, quant à lui, permet à l'entreprise, pendant toute la durée du contrat, d'accéder à ses stocks. Elle peut librement remplacer les stocks gagés par de nouveaux stocks en fonction des besoins. « Cette garantie repose sur un acte de gage inscrit au greffe du tribunal de commerce », précise Caroline de Brabander.

Stock finançable

Le stock finançable comprend les marchandises, produits finis, matières premières si, et seulement si, ils sont payés aux fournisseurs et sans réserve de propriété. D'autres critères existent. « Chez Factofrance, les entreprises ciblées doivent réaliser un chiffre d'affaires supérieur à 4 M€ avec une situation financière correcte, souligne Céline Eysseric-Nafteux. Il doit s'agir d'un client déjà existant ou d'une action en complément d'un contrat d'affacturage. Le seuil minimum de financement s'élève à 200 k€. » Chez Auxiga, à l'inverse, « il n'y a pas de cible. Les entreprises doivent avoir des stocks. Les entreprises en difficulté ne sont pas écartées », précise Caroline de Brabander.

Plusieurs étapes sont nécessaires pour changer le stock en cash. Dans un premier temps, il convient de déterminer la partie des stocks qui entreront dans la garantie. Il s'agit ensuite de comprendre la valorisation de la part « gageable », puis - après avoir appliqué les décotes nécessaires - de calculer une valeur de cette part. Une base d'emprunt est alors déterminée et un financement est proposé.

* Transfert de créances commerciales d'une entreprise à un organisme financier qui se charge, contre rémunération, de leur recouvrement en supportant les risques de non-paiement.




Caroline Dupuy
Journaliste

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