AccueilDroit et ChiffreLes ficelles pour transmettre son entreprise sans "se faire plumer"

Les ficelles pour transmettre son entreprise sans "se faire plumer"

Comment céder son entreprise en payant un minimum d'impôt ? Les maîtres mots sont anticipation, anticipation et anticipation.
Les ficelles pour transmettre son entreprise sans

Droit et Chiffre Publié le ,

Si on ne crée pas une société pour la revendre, il ne faut pas perdre de vue que ça peut arriver un jour. « Tout chef d’entreprise se doit d’anticiper comment il la transmettra à moindre coût fiscal », explique VincentMucherie, consultant en stratégie patrimoniale chez Thesaurus, invité à débattre de ce sujet à la demande de l’association des Cédants et repreneurs d’affaires (CRA), en partenariat avec l’association des entreprises du pôle d’activités d’Aix-en-Provence(PAAP).

Si la volonté de l’acquéreur est de payer le meilleur prix, celle du vendeur est de vendre le plus cher possible. Et pour que tous deux fassent une bonne affaire, quelques dispositions s’imposent de la part du vendeur. C’est le cas de l’immobilier d’entreprise que l’acquéreur n’a pas forcément les moyens ou l’envie d’acheter. D’où l’intérêt de transférer l’immobilier d’entreprise sur le patrimoine du vendeur.

La trésorer​ie, oui mais…

Lorsque la société marche bien et que les résultats sont là, deux choix sont possibles. Soit se payer en transférant de l’argent sur son patrimoine personnel. Soit faire de la trésorerie qui coûte moins cher.

« Comme par nature le chef d’entreprise n’aime pas payer d’impôts, il ne prend que ce dont il a besoin et laisse l’argent dans la société. Au bout de quelques années, il a accumulé un trésor de guerre. Mais l’acquéreur rachètera-t-il ce trésor de guerre ? Non », poursuit Vincent Mucherie.

Et d’ajouter que, pour sortir l’argent de la société en payant le moins d’impôt possible, il existe différentes techniques : « Il y a les dividendes. Mais quand je retire 100, il me reste 45… que je rajoute à mes autres revenus. Je suis donc à nouveau imposé sur ces 45. Au final, pour 100 à distribuer, avec une imposition dans la tranche à 30, il me reste 30 dans la poche. Ce qui est complètement confiscatoire. »

La suite de cet article est à lire dans le numéro 9892 des Nouvelles Publications (parution le 22/04/2016). Cliquez ici pour plus de renseignements sur nos offres d'abonnement (à partir de 55€/an).

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