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Les bijoux Jourca, un projet social et solidaire

Pénélope Cadeau et Joanne Journée lancent la première collection de leur marque de bijoux éthiques, Jourca. Un projet solidaire né en 2019, trait d'union entre les deux Marseillaises et des femmes Massaï.
Les bijoux Jourca, un projet social et solidaire
Julie Lagier - La paire de boucles d'oreilles Enyora, fabriquée entre la France et la Tanzanie.

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Tout part souvent d'une rencontre. Ici, il s'agit de celle entre Pénélope Cadeau et Joanne Journée, deux voyageuses faites pour travailler ensemble. « Quand j'ai rencontré Pénélope, nous explique Joanne, elle rentrait de trois mois en Tanzanie pour une ONG, où elle travaillait avec les femmes Massaï. Moi, je venais de quitter le Mucem, où j'étais responsable de l'information des publics et j'étais en année sabbatique. Pénélope m'explique qu'elle a envie de lancer une marque de bijoux, en collaboration avec les Massaï, mais qu'elle n'a pas envie de le faire seule. La connexion est évidente entre nous, on a donc décidé de créer Jourca, qui est d'ailleurs la contraction de nos deux noms de famille. »

La première collection, et ce sera aussi le cas pour les suivantes, se compose de deux lignes : l'une faite en partie en Tanzanie (les bijoux en perles), l'autre en France (les bijoux design, dorés à l'or 24 carats). C'est Pénélope Cadeau qui est la directrice artistique de la marque, tandis que Joanne Journée en est la directrice du développement. Si elles ont financé leur première collection grâce au crowdfunding (à hauteur de 9 000 €), il faut que les ventes suivent. « Pour l'instant nous n'avons que notre eshop. Nous devrions participer à un grand marché de créateurs, grâce à Fask, en fin d'année. A voir si ce sera encore possible, compte tenu de la situation actuelle. »

La démarche éthique

Pour chaque collection, Pénélope se rend en Tanzanie au pied du Kilimandjaro, dans la région de Simanjiro, en territoire Massaï. « Elle rejoint l'équipe d'une ONG avec qui nous collaborons et qui lutte contre les mutilations sexuelles féminines. Elle y retrouve aussi un groupe de femmes Massaï qu'elle a formé à la fabrication de nos bijoux », précise Joanne, qui devrait partir avec elle en janvier prochain pour lancer la production de la collection printemps, à sortir en mars. « Ce programme propose aux femmes exciseuses, dont l'activité est traditionnellement basée sur le troc, des activités économiques de substitution qui leur permettent de subvenir à leurs besoins financiers. »

La fabrication de bijoux est un axe fort de ce programme. Les ateliers de création offrent un moyen efficace de sensibiliser ces femmes à la lutte contre les mutilations sexuelles féminines, de façon à ce qu'elles en deviennent « les ambassadrices dans leurs propres villages ». Chaque femme fabrique entre un et trois bijoux par jour, selon la taille des pièces. « Nous les rémunérons à un prix juste, deux fois supérieur au revenu moyen tanzanien. » Quant à la partie dorure, ça se passe en France, avec des finitions réalisées à Marseille. Jourca, une nouvelle marque à suivre, qui mérite d'être soutenue.

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