AccueilEconomieLes Années Folles : « LinkedIn est une communauté où personne ne peut duper ses abonnés »

Les Années Folles : « LinkedIn est une communauté où personne ne peut duper ses abonnés »

Le métier d’influenceur LinkedIn existe depuis deux ans sur ce réseau professionnel, représenté par l’agence de marketing d’influence Les Années Folles. Son co-fondateur Julien Morisson nous explique en quoi consiste ce nouveau métier.
Julien Morisson et Clifford Mahu ont généré avec leurs talents plus de 70 millions de vues en 2021.
D.R. - Julien Morisson et Clifford Mahu ont généré avec leurs talents plus de 70 millions de vues en 2021.

Economie Publié le , Propos recueillis par Alexandra ZILBERMANN

Les Nouvelles Publications : Après avoir créé l’an dernier Chasseur de job, vous avez fondé à Paris, avec Clifford Mahu, l’agence Les Années Folles. Comment est née l’idée ?

Julien Morisson : Nous avons monté l’agence en 2020. Comme tous les Français, nous étions confinés, plus disponibles et très présents sur les réseaux sociaux. Nous avons réalisé que nous connaissions des entreprises en manque de visibilité sur LinkedIn, tout en constatant l’émergence de profils, avec un grand nombre d’abonnés.

Votre agence compte 25 influenceurs. Quels sont vos critères pour être signé chez vous ?

Il faut un minimum de 10 000 abonnés, mais surtout, porter une expertise. Qu’il s’agisse de finance, de conseil, de RH, d’immobilier. Mais pour autant, c’est l’influence de nos talents que nous rémunérons et non leur expertise. L’engagement de leur communauté compte aussi beaucoup.

Comment faire le tri entre un compte influent et un compte lambda, qui a pourtant beaucoup d’abonnés ?

J’émettrais les mêmes réserves que sur Instagram par exemple. Quand il n’y a pas d’engagement, ça se voit tout de suite que la communauté est fake. Mais surtout, l’avantage avec LinkedIn, c’est que tout est tracé. Nous pouvons étudier très précisément le profil exact d’une communauté. C’est ce que nous valorisons notamment auprès de nos clients.

Avons-nous dans le Sud des influenceurs avec lesquels vous travaillez ?

Nous en avons plusieurs et deux font partie des poids lourds de l’agence. Il s’agit de Dorith Naon, à Nice (+37 000 abonnés) et de Florent de Lécluse, à Marseille (+15 000 abonnés). Chacun génère par an des millions de vues sur son profil LinkedIn.

Vous pouvez nous les présenter en deux mots ?

Le parcours de Dorith Naon est atypique. Elle est devenue une experte des réseaux sociaux. Sa communication et sa visibilité ont attiré l'attention de BFM business où elle est devenue chroniqueuse pour l'émission Tech RH. Elle collabore aujourd'hui avec des entités qui placent l'humain au cœur de l'entreprise. Florent de Lécluse, est titulaire d’un master en management et ingénierie de l'innovation. Il a fondé ZeToolBox, destinée à accompagner les TPE/PME traditionnelle dans leur digitalisation. Il s’est logiquement spécialisé dans la recommandation d'outils et logiciels pour aider les entreprises à améliorer leurs process.

Quel est le niveau moyen de rémunération ? Quels sont les outils qu’ils utilisent ?

Nous proposons à nos clients des posts, des vidéos et des animations d’événements. Je dirais qu’un post se monnaye entre 500 et 2 000 €. Avec toujours la mention #collaboration. Chez nous, c’est obligatoire. Nous engageons la responsabilité de l’agence. Toutes les communications de nos influenceurs sont clairement identifiées.

L’arrivée de ce nouveau métier ne risque-t-elle pas de provoquer une course aux abonnés ?

Peut-être, mais à la différence des autres réseaux sociaux, LinkedIn est une communauté où personne ne peut duper ses abonnés. Il faut savoir écrire et plutôt bien écrire. Quand l’un de nos talents réalise un tuto, une démo, il y a une vraie valeur ajoutée. Donc, un compte qui aurait une communauté sans cohérence et comme je vous l’ai dit, aucune expertise propre, ne peut prétendre à devenir influenceur. La moyenne d’âge de nos talents est de 40 ans. Ce sont tous des pointures dans leur domaine. D’ailleurs, ce nouveau métier peut devenir une source de rémunération pour des profils senior, en manque de perspective d’évolution dans leur entreprise.

Quels types de demandes clients avez-vous ?

Cela peut être une néo-banque qui souhaite toucher des PME, une avocate d’affaires désireuse de booster sa visibilité auprès des start-up, une marque employeur qui veut augmenter sa notoriété… à chaque demande, nous construisons une campagne de communication adaptée.

Vous êtes pionniers dans ce secteur émergent. Quelles perspectives de développement envisagez-vous ?

Nous aimerions signer chaque année une dizaine de nouveaux talents. Sachant qu’en interne, un agent peut suivre 10 à 15 talents. Et surtout, dès 2023, nous allons pénétrer les marchés anglais, allemand et italien. Car là-bas, il n’existe pas encore une agence telle que la nôtre. Tout reste à faire…

Lire l'intégralité de notre interview de Julien Morisson, co-fondateur des Années Folles, dans les Nouvelles Publications n°10 209, qui paraîtra le 20 mai 2022. Cliquez ici pour vous abonner.
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