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Avec son robot, Erylon veut révolutionner le nettoyage des vitres

Avec la conception et la fabrication d'un robot nettoyeur des vitres d'immeubles, la création d'une joint-venture, l'ouverture de deux centres de services, l'avenir s'annonce limpide pour la société aixoise Erylon qui ne demande qu'à se développer.
Avec son robot, Erylon veut révolutionner le nettoyage des vitres
D.R. - Suspendu par son câble ombilical depuis le palan posé sur le toit, ce robot est contrôlé par un opérateur via une télécommande, se déplace de bas en haut et, lorsqu'une colonne est traitée, l'opérateur le guide vers la colonne suivante.

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Erylon ambitionne de révolutionner le nettoyage des vitres d'immeubles. Le premier robot, conçu et fabriqué par cette entreprise fondée en 2015 et implantée sur le technopôle de l'Arbois, est arrivé à Singapour où il était très attendu.

Suspendu par son câble ombilical depuis le palan posé sur le toit, ce robot est contrôlé par un opérateur via une télécommande, se déplace de bas en haut et, lorsqu'une colonne est traitée, l'opérateur le guide vers la colonne suivante. « Notre objectif est d'obtenir une performance globale. D'une part, l'amélioration des conditions de travail et la suppression des risques liés au travail en hauteur et des troubles musculo-squelettiques endurés par les nettoyeurs. D'autre part, le respect de l'environnement puisque trois litres d'eau suffisent pour nettoyer 100 m2, il n'y a pas de détergent, les eaux sales sont récupérées et passent dans les réseaux de traitement des villes. Et enfin, réduire le coût de maintenance qui représente 60 % du budget d'un immeuble, 40 % étant affectés à sa construction », explique Eric Puydebois, directeur général d'Erylon.

Il considère que la vitrerie de hauteur est un sujet compliqué du fait du niveau de sécurité, qui doit être élevé aussi bien pour les accès sur corde qu'en nacelle. Or, « les bâtiments n'ont pas toujours été conçus pour faciliter ces nettoyages si bien que beaucoup d'immeubles ne sont plus nettoyés, ce qui engendre des dégradations irréversibles des vitres qu'il faudra alors changer au bout de quelques années », précise-t-il.

Un développement international

Les deux axes forts de développement d'Erylon sont, d'une part un robot transportable et démontable pour les immeubles d'architecture simple, avec déjà deux premiers centres de nettoyage automatisé via des partenariats. Un à Singapour, avec une joint-venture (VertiClean), dont l'activité de service commencera dès que les opérateurs seront formés. Un deuxième sera bientôt officialisé avec une société de cordistes parisienne, Apic. L'objectif d'Erylon est de multiplier les partenariats en Europe dans un premier temps.

Le deuxième axe consiste à équiper des bâtiments aux architectures complexes, de robots dédiés, faits et étudiés à façon. Deux contrats sont en cours, en France et à l'étranger.

Un marché qui pèse lourd

Lors de la création d'Erylon, la volonté d'Emmanuel Robert, l'associé d'Éric Puydebois, était de changer l'univers du nettoyage. Il voyait l'évolution dans de nombreux secteurs d'activités, tels que la haute technologie, l'industrie, la réalisation des bâtiments toujours plus vitrés, plus hauts, plus osés, face à l'archaïsme du nettoyage à la main avec des gens tendus au bout d'une corde ou dans une nacelle.

« Le marché du nettoyage pèse lourd. Il représente quelque 80 milliards de dollars par an au niveau mondial et est en forte croissance, comme l'est la construction d'immeubles vitrés (+19 % chaque année) en raison de la concentration urbaine. Les acteurs du nettoyage sont surtout de grands groupes ou des PME d'une vingtaine de personnes. Il y a peu d'acteurs médians. L'innovation et l'arrivée de la technologie, dont nos robots font partie, créent une sorte de rupture dans ce marché en offrant de nouvelles perspectives », explique Eric Puydebois.

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