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Le premier fonds épicurien de la région présenté à la Cefim

le - - Economie

Le premier fonds épicurien de la région présenté à la Cefim

Rémy Vialettes, délégué général de la Cefim, a accueilli, le 21 avril, Thomas de Williencourt, créateur du Fonds épicurien Provence.

« Je suis content de vous accueillir ce soir, pour une réunion un peu extraordinaire. Il s’agit aujourd’hui de mettre en valeur les produits de notre beau territoire », lance Rémy Vialettes, délégué général de la Cefim. En ce 21 avril, la salle des séances du Palais de la Bourse, à Marseille, est pleine. Ils sont nombreux à avoir fait le déplacement pour tout savoir sur le premier fonds épicurien de la région. Thomas de Williencourt, son fondateur, n’en est pas à son premier coup d’essai. C’est le cofondateur de Jobinlive. Il est depuis peu le directeur du développement de P.Factory. Créé par 45 entrepreneurs expérimentés et la Caisse d’épargne Provence-Alpes-Corse, P.Factory est un accélérateur de start-up qui fiabilise la création, raccourcit la phase d’amorçage et amplifie le développement des entreprises à fort potentiel de croissance.

Dimension fiscale du mécène

Avant d’entrer dans le vif du sujet, place à un bref rappel juridique concernant le mécénat, le fonds de dotation. Avec deux intervenants locaux : Erwan Lamour, de Deloitte, et Laurent Roustouil, du cabinet d’avocats BBLM. Tout commence par une définition, ou plutôt une tentative de définition. « Il n’y a pas de définition juridique du mécénat, il s’agit plus d’une définition fiscale via notamment la loi de 2003 », précise Erwan Lamour. Le mécénat peut être défini comme un soutien matériel, sans contrepartie économique directe, à une œuvre ou à une personne morale pour l’exercice d’activités présentant un intérêt général. A noter que les formes juridiques des mécènes sont plurielles : entreprises, particuliers, associations, fondations (fondation sous égide ou fondation d’entreprise), fonds de dotation. Enfin, il est bon de préciser, concernant le fonds de dotation, qu’un décret en date du 22 janvier 2015 prévoit une nouvelle obligation pour les créateurs de fonds de dotation en fixant à 15.000 euros le montant minimum de la dotation initiale des fonds de dotation.
Laurent Roustouil a rappelé ensuite la dimension fiscale des mécènes. C’est-à-dire l’article 200 du Code général des impôts (CGI) pour les particuliers et professionnels, bénéfices industriels et commerciaux (BIC)/bénéfices non commerciaux (BNC)/bénéfices agricoles (BA) si option (66% de réduction d’impôt sur le revenu dans la limite de 20% du revenu. Avec système de report sur 5 ans). Ou l’article 238 bis du CGI pour les professionnels (60% de réduction d’impôt sur le revenu ou sur les bénéfices. Dotation dans la limite de 0,5% du chiffre d’affaires HT avec système de report sur 5 ans). Une réduction de la cotisation à l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) existe également.

Savoir-faire régional

Thomas de Williencourt est enfin intervenu pour parler du Fonds épicurien Provence, un fonds sous l’égide du Fonds de dotation Maecenas - Suum Cuique. « Notre territoire a des talents, nous avons un magnifique territoire. L’idée avec ce fonds est de participer à la découverte et à la valorisation de nos savoir-faire sur la région Paca. Entrer dans ce fonds, c’est contribuer au développement économique local, mais c’est aussi affirmer son goût pour l’authentique, l’inédit et l’insolite. » Tout est dit, ou presque. Il s’agit ici de philanthropie, sans prise de participation. Le public visé ? Les personnes qui désirent participer à une démarche citoyenne de mécénat ; connaître leur région et découvrir de belles initiatives ; participer au Comité de sélection des projets ; faire du réseau ; défiscaliser leur don. Pour participer, il faudra verser une cotisation de 5.000 euros par foyer fiscal. « Le coût réel, puisque cette somme peut-être défiscalisée, sera au final de 141 euros par mois », précise Thomas de Williencourt.
Du côté des projets, les belles initiatives ne manquent pas : « nous avons fais des dons sur des projets autour du pain, du miel et de la couleur végétale ». La soirée s’est achevée par des témoignages et des dégustations. Et de beaux échanges entre passionnés.
 




Frédéric DELMONTE
Journaliste

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