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Le plan d'Edeis pour faire décoller l'aérodrome d'Aix-Les Milles

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Le plan d'Edeis pour faire décoller l'aérodrome d'Aix-Les Milles
M. Debette - L'aviation de loisir est actuellement une activité importante de l'aérodrome.

Edeis porte un projet ambitieux pour relancer l'aérodrome d'Aix-Les Milles, dont il est le gestionnaire depuis le début de l'année. Ce plan passe par des investissements, pour l'amélioration des équipements mais aussi le développement des activités.

L'aérodrome d'Aix-Les Milles va reprendre de la hauteur. Le 1er janvier, la direction générale de l'aviation civile (DGAC) a choisi Edeis en tant que nouveau gestionnaire du site pour une durée de 45 ans. Et cet acteur français de l'ingénierie et de la gestion d'infrastructures complexes porte un projet ambitieux.

  • Un aéroport en mouvement

Plutôt que de parler d'aérodrome, Edeis préfère parler d'aéroport de proximité. Dans le cadre de sa mission, le gestionnaire est soumis au respect du contrat qui fixe certaines limites, notamment le nombre de vols autorisés : 60 000 par an. Actuellement, il est de quelque 50 000 mouvements annuels, dont 45 000 sont des tours de piste effectués par les aéronefs des aéro-clubs. Ceux liés au monde économique seraient, quant à eux, peu nombreux tout en étant extrêmement rémunérateurs.

  • L'aviation d'affaires en ligne de mire

L'aviation à la demande et l'aviation d'affaires est un grand axe de développement pour Edeis. Les avions pourront avoir une capacité de 20 à 25 places et jusqu'à 30 dans certaines configurations. « En janvier, on a fait décoller un avion de la Sécurité civile avec des sapeurs-pompiers qui allaient sur des incendies sur la Corse. Nous allons effectuer des vols du même genre. Mais il n'y aura jamais de vols commerciaux », insiste Cyril Godeaux, adjoint au directeur des exploitations aéroportuaires d'Edeis. L'aéroport d'Aix-Les Milles étant très bien situé, un des objectifs est de conserver les infrastructures facilitant le temps d'embarquement et le débarquement.

  • Des projets et investissements

« Nous avons différents projets pour cet aérodrome. Il faut qu'il s'intègre dans son environnement, y compris au niveau des nuisances sonores. Nous avons rencontré les riverains [il existe huit associations constituées, NDLR]. Nous allons réviser la charte de l'environnement avec eux et mettre en place un outil de réclamation en ligne qui permettra aussi de nous faire des suggestions », explique Simon Dreschel, directeur des exploitations de proximité Edeis.

Les accès, les réseaux (eaux pluviales, eaux usées) de cette ancienne base militaire sont vieillissants. Ils nécessiteront plus de trois millions d'euros d'investissements sur cinq ans. De plus, l'équipe Edeis s'attend à un audit de la DGAC informant qu'une route passant extrêmement près du seuil de piste n'est pas aux normes.

  • Un accueil plus pimpant

Parmi les axes de développement, figure l'aménagement des locaux d'accueil qui sont actuellement « en état ». « Un gros travail doit être fait pour les rendre plus accueillants pour la population d'aviation d'affaires, même si cette catégorie de passagers ne reste pas longtemps dans l'aérogare. On veut pouvoir fournir, aux pilotes comme aux passagers, un accueil avec un canapé, la possibilité de prendre une douche, de boire un café ou un rafraîchissement, avoir un minimum de connexion internet, etc. Et nous sommes capables de leur fournir des services de voiture au pied de l'avion », insiste Cyril Godeaux.

  • Faire décoller la formation

La filière aéronautique passe aussi par la formation en général, et les écoles de pilote en particulier. « Nous voyons un pic, un mouvement d'aspiration. Les compagnies aériennes embauchent à nouveau alors qu'elles avaient arrêté depuis dix ans. Ce mouvement est très rapide et beaucoup d'écoles, comme l'école de pilotage sur hélicoptères Aix Hélicoptères ou encore Sky Explorer, école de pilotage et centre de simulation sur avions, essaient de devenir des prestataires d'Air France, par exemple, pour former des pilotes professionnels », indique l'adjoint au directeur, annonçant qu'Edeis aidera à l'accueil de ce type de structures. L'objectif étant que ces écoles soient approuvées rapidement par la DGAC et puissent passer de la formation des pilotes de loisir à celle des pilotes professionnels.

Retrouvez notre dossier complet sur les enjeux du développement de l'aérodrome d'Aix-Les Milles dans le n°10 016 des Nouvelles Publications. Cliquez ici pour plus de renseignements sur nos offres d'abonnements (à partir de 55€/an).​



Martine Debette
Journaliste

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