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Le nouveau bâtonnier Geneviève Maillet a pris ses fonctions

Jeudi 5 janvier, Maître Geneviève Maillet a donc pris officiellement ses fonctions de bâtonnier du barreau de Marseille, lors du traditionnel dépôt de gerbe devant la stèle des avocats morts pour la patrie.
Le nouveau bâtonnier Geneviève Maillet a pris ses fonctions

Droit et Chiffre Publié le ,

Le tribunal de commerce de Marseille a donc vu son parvis investi par plusieurs dizaines d’avocats venus assister au premier geste symbolique et officiel du bâtonnier Geneviève Maillet, la première femme à occuper cette fonction dans la cité phocéenne. Mais c’est à la Maison des avocats, juste après la cérémonie, que les avocats se sont déplacés en nombre pour la féliciter, aux côtés de nombreuses personnalités de la ville. Fait rare, le maire de Marseille Jean-Claude Gaudin avait lui aussi fait le déplacement pour cette première !

Pour mémoire, Geneviève Maillet est une avocate spécialisée dans le droit maritime. Elle s’est notamment fait un nom et bâti une solide réputation au travers de deux dossiers médiatiques, celui de la Calypso, le bateau iconique du commandant Costeau, et celui des moteurs Baudouin, pour lequel elle avait réussi l’exploit de pérenniser les emplois du site, suite au rachat de l’entreprise par le groupe chinois Weichai.

Ses voeux po​ur 2017

"Je suis devenue avocate parce que je voulais éviter ou permettre de participer au règlement d’un conflit. Donc par nature, je souhaite la paix. Elle passe aussi par des échanges entre les hommes, dont le droit reste le garant, le socle, et l’avocat le relais, spécialisé et engagé.

D’un point de vue général, je souhaite donc que chacun s’engage à sa mesure, à hauteur de ses talents et compétences. S’il est aujourd'hui plus facile de dénoncer que de proposer, il faut rappeler que nous, les avocats, nous ne dénonçons pas et que nous proposons des conseils et des solutions. Toutefois, notre société se montre inquiète et en tension. Elle perd confiance dans le refuge des institutions. Le sentiment de justice n’y fait pas exception. Pour autant, il faut savoir faire le distinguo entre la justice et le droit.

En effet, le droit, c’est le code pour vivre côte à côte, les uns des autres. La liberté de l’un commençant, suivant la formule, là où s’arrête celle de l’autre. Toutefois, ce code peut paraître juste ou injuste. La garantie est qu’il est le même pour tous. L’adapter au cas particulier d’une personne physique, d’une personne morale ou d’une situation pour défendre un intérêt ou une liberté, est un travail de spécialiste. Il faut aussi le goût de défendre les autres et l’énergie de mener à bien l’opération. C’est cette énergie que je souhaite.

Quant au barreau de Marseille et à ses 2 200 avocats, je lui souhaite d’être toujours plus présent auprès des personnes, tout en poursuivant son implication dans les nouveaux enjeux du XXIe siècle. Je pense notamment aux nouvelles technologies évidemment. Je pense à tout l’enjeu du numérique du droit du chiffre et des services. Si nous avons le devoir de rester concrets, nous avons l’obligation d’anticiper et de réfléchir sur les questions éthiques qui vont se poser inévitablement, par rapport à ces nouvelles technologies. C’est aussi notre rôle. Enfin et plus terre à terre, je souhaite que les nouvelles dispositions sur le divorce par consentement mutuel permettent de mesurer tout l’investissement humain de notre profession. En résumé, nous, avocats, devons apporter notre créativité personnelle à notre formation de base. Adapter ainsi le droit théorique à une situation pratique, tout en intégrant les enjeux actuels qui évoluent très vite. La société change à bien des égards, mais pas notre serment qui lui reste intemporel et constitue un permanent relais de confiance et de protection".

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