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Le Mondial La Marseillaise à pétanque à l'heure du « changement dans la continuité »

C'est un casting renouvelé qui a officiellement lancé, le 6 juin au Palais de la Bourse à Marseille, la 56e édition du plus grand concours de boules au monde. Michel Montana, l'âme de la manifestation depuis 55 ans, a en effet été remplacé à la présidence du Mondial La Marseillaise à pétanque par Pierre Guille. Ce dernier souhaite rester fidèle aux recettes qui ont fait le succès de l'événement, dont les finales se dérouleront cette année sur le parvis du Mucem.
Le Mondial La Marseillaise à pétanque à l'heure du « changement dans la continuité »
S. Payrau - Pierre Guille, au micro, est le nouveau président de l'association Mondial La Marseillaise à pétanque.

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Comme le veut la tradition, c’est dans le salon d’honneur du Palais de la Bourse qu’a officiellement été lancée, le 6 juin, la 56e édition du Mondial La Marseillaise à pétanque. Mais au milieu de la foule toujours nombreuse venue assister au coup d’envoi du plus grand concours de boules au monde, on pouvait noter deux absents de marque. Tout d’abord, JacquesPfister, cet « afficionado de la pétanque » - dixitJean-Luc Blanc, le vice-président de la CCIMarseilleProvence (CCIMP) - à qui Jean-Luc Chauvin a succédé en fin d’année dernière à la tête de la plus ancienne chambre de commerce de France. Mais surtout MichelMontana, celui qui a imaginé le concours en 1962 avec PaulRicard et qui l’a incarné pendant plus d’un demi-siècle. Depuis le printemps dernier, il n’est plus aux manettes du « plus grand événement qui commence à Marseille et se termine à Marseille » comme il aimait l’appeler, puisque Pierre Guille lui a succédé au mois d’avril à la présidence de l’association Mondial La Marseillaise à pétanque, l’entité aux manettes de la manifestation.

Partenaire de longue date du concours à travers sa société, les Cafés Henry Blanc, Jean-Luc Blanc, qui représentait Jean-Luc Chauvin en déplacement à l’étranger, n’a pas manqué de lui rendre hommage. « Il y a eu un certain rajeunissement à la tête de l’équipe du Mondial La Marseillaise à pétanque mais j’espère qu’elle continuera à respecter la tradition et qu’elle gérera ce concours avec l’amitié et la tendresse de Michel Montana », a salué le vice-président de la CCIMP. Des pensées auxquelles s’est associé Pierre Guille qui souhaite incarner « le changement dans la continuité » car « la tradition a la dent dure à La Marseillaise ». « Nous allons perpétuer ce qui fonctionne et avoir des idées pour améliorer les choses », assure-t-il. Ainsi, « fidélité, amitié et convivialité » doivent rester les maîtres mots de la manifestation.

Les Salvador de la pétanque lai​ssent place au Prix Marcel Pagnol

Mais continuité rime aussi avec nouveauté, et il y en aura quelques-unes dans cette 56e édition. Tout d’abord, exit le Vieux-Port, c’est le parvis du Mucem qui accueillera les demi-finales et la finale du Mondial les 6 et 7 juillet, ainsi que celles du Grand Prix féminin et du Mondial des jeunes.

Autre changement, les Salvador de la pétanque, les « Césars des boules » remis depuis 2010, laissent place au Prix Marcel Pagnol. C’est ce nouveau trophée, réalisé par l’artiste Denis Nayrac, reproduisant la signature de l’auteur aubagnais, qui récompensera désormais le comité départemental bouliste et la fédération étrangère ayant le plus œuvré pour le développement de la pétanque. « Je suis heureux de ce partenariat, c’est l’exportation de nos valeurs provençales », se réjouit Nicolas Pagnol, le petit-fils de Marcel. De son côté, le Trophée des artistes, le concours des personnalités qui se dispute le dimanche après-midi dans les allées du parc Borély, devient le Trophée des étoiles.

Enfin, le Mondial a signé une convention avec la Fédération française de pétanque et jeu provençal qui va permettre à chaque participant de disposer d’une licence temporaire, le temps du concours. « Les joueurs seront donc couverts au niveau assurance », précise Pierre Guille.

Des partenaires fidèles

Au niveau économique, l’événement possède toujours de prestigieux partenaires au premier rang desquels la société Ricard, représentée lors du lancement officiel par Patrick Brier, son directeur régional des ventes, mais aussi France 3, le Crédit mutuel, Air France, Obut ou AG2R La Mondiale. Avec cette année, un nouveau partenaire média, Radio France, qui succède à RTL, à travers ses deux antennes France Bleu Provence et Franceinfo. Sans oublier le partenaire historique, à savoir le journal La Marseillaise représenté par son nouveau président Alain Hayot. « La Marseillaise traverse des moments difficiles. Mais ce n’est pas le chant du cygne. Nous les surmonterons et le Mondial nous y aidera bien », assure l’ancien vice-président de la région qui a succédé à Pierre Dharréville à la tête du quotidien.

Le concours bénéficie également du soutien indéfectible des institutions, au premier rang desquels le conseil départemental des Bouches-du-Rhône, une nouvelle fois partenaire principal de la manifestation. « Nous nous sommes battus pour que le concours continue car c’est pour Marseille, pour le département et pour la région, quelque chose de formidable », souligne Maurice Di Nocéra, vice-président du département délégué aux sports. Un engagement dont a également témoigné, au nom de la ville de Marseille, Serge Taza, adjoint aux sports de la mairie des 1er et 7e arrondissements. « Le Mondial, c’est le début des vacances. Et comme cette édition va être réussie, nos vacances vont être formidables », prédit celui qui a collaboré 31 ans au journal La Marseillaise. Et Pierre Guille de rappeler : « Sans le soutien des institutions, sans l’activité des 350 bénévoles, il n’y aurait pas cette grande manifestation qui participe à l’attractivité du territoire ».

D’ores et déjà, cette 56e édition placée sous le signe de Marseille Capitale européenne du sport 2017 puisque le Mondial a reçu le label légende, « le plus prestigieux », s’annonce sous de bons auspices si l’on en croit Pierre Guille. « Les inscriptions ont été lancées sur Internet le 14 avril, et à ce jour [le 6 juin, NDLR], nous sommes en avance de 450 joueurs par rapport à l’année dernière », indique-t-il. Et preuve que « sport et économie font bon ménage », à Marseille, « plus une chambre d’hôtel n’est disponible début juillet », assure le nouveau président du Mondial. Avant de conclure : « ce concours que Paul Ricard avait imaginé en 1962, nous nous devons de le perpétuer et faire en sorte que dans 56 ans, nos petits-enfants soient là pour en parler ».

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