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Le Grand port maritime de Marseille lance un projet de reconversion du silo à sucre d’Arenc

Le Grand port maritime de Marseille (GPMM) cherche à reconvertir l’ancien silo à sucre d’Arenc. La démarche démarre avec le lancement d’un appel à manifestation d’intérêt (AMI).
Le Grand port maritime de Marseille lance un projet de reconversion du silo à sucre d’Arenc
D.R. - Le Grand port maritime de Marseille vient de lancer un appel à manifestation d'intérêt pour la reconversion de l'ancien silo à sucre d'Arenc,

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Le Grand port maritime de Marseille (GPMM) vient de lancer un appel à manifestation d’intérêt (AMI) pour le projet de reconversion du silo à sucre d’Arenc (2e), dans les bassins Est (entre les Portes 3 et 4). Inutilisée depuis plusieurs années, cette installation a été spécifiquement conçue au mitan des années 1960 pour le déchargement, le transfert, le stockage et la reprise du sucre de canne. Sur une emprise de 10 000 m2, elle se compose d’un bâtiment de stockage de 3 600 m2 (80 m de long sur 45 m de large), d’une tour de pesage, d’un quai de livraison par camions ainsi que d’un outillage de transfert par bandes convoyeuses entre le bâtiment et le point de chargement situé en hauteur au niveau du quai.

La libéralisation des cours et la fin des quotas de production du sucre de betteraves dans l’Union européenne en 2018 a sonné le glas de l’activité sucrière sur le port. Une désaffection qui pousse le GPMM à explorer la reconversion de cette friche qui jouxte le bassin du président Wilson*. La démarche démarre par le lancement de cet AMI.

Industrie, logistique ou data center...

« Compte tenu des infrastructures existantes et de leur fonctionnalité, il est recherché en priorité un projet développant une activité économique de type industriel traitant des vracs solides en lien avec un trafic maritime. Toutefois, l’emplacement géographique du site et sa connectivité constituent des atouts pouvant être exploités par des acteurs économiques développant des projets de logistiques soit urbaine, soit de données numériques (data center) », indique le texte de l’AMI publié par le port ce 6 décembre. Les installations présentes sur site pourront faire l’objet soit d’une mise à disposition (location) et/ou d’une démolition le cas échéant.

Les groupements ont jusqu’à fin janvier 2022 pour déposer leurs dossiers. La consultation se déroulera en deux phases : la première, objet de l’AMI, a pour objectif d’identifier les groupements d’opérateurs intéressés par la mise à disposition du site. Après avoir retenu les candidats cet hiver, le GPMM lancera un appel à projets au printemps 2022 sous forme restreinte. Le lauréat se verra confier la jouissance du foncier via une convention d’occupation temporaire (COT) longue durée (70 ans maximum). Mais lors de l’AMI, les groupements pourront proposer d’autres types de montages contractuels.

Une COT longue durée ?

Le GPMM précisera dans l’appel à projets « la durée de mise à disposition qu’il estime opportune en fonction du contenu des dossiers qui lui seront parvenus ». « La durée de la convention sera ajustée de manière à assurer l’amortissement des investissements immobiliers projetés et une rémunération équitable et suffisante des capitaux investis ».

Le lauréat devra verser au port une double contribution : une redevance domaniale minimale dont le montant est fixé à 35,16€ HT/m2/an pour le bâti et 16,80€ HT/m2/an pour le terre-plein et une redevance variable dont il lui appartiendra de déterminer le montant dans son offre.

L’activité vracs progresse dans les bassins Est

L’activité de vracs dans les bassins Est est en croissance de 474 000 tonnes en 2016 à 604 000 tonnes en 2020. Pour l’année 2020, le trafic principal était pour 48% concentré sur l’alumine, dont le tonnage est en légère augmentation depuis 2016 (288 000 t). L’alumine devrait devenir le trafic prépondérant en 2022 grâce aux imports pour l’usine Altéo de Gardanne (400 000 t). La pérennité de ce trafic via les bassins Est n’est toutefois pas assurée. Le second flux de vracs sur les bassins marseillais est le ciment, représentant 21% du volume total (126 000 t en 2020), grâce au site d’Intertitan situé sur le Mole G.

Le froment et l’épeautre représentent 86 000 t en 2020, soit 14%. Viennent ensuite les trafics de ferrailles (49 000 t), de cendres et laitiers (en forte baisse, à 11 000 t contre 91 000 t en 2019), de minéraux bruts (11 000 t), de pierres calcaires (14. 000 t), de pierres ponces (7 000 t), et de déchets non ferreux (8 000 t).

Ces trafics se répartissent entre le terminal Alumine, le Mole G et sporadiquement sur le terminal Pinède Nord.

* Le site est inscrit en zones UEs du PLUi qui couvrent les zones d’activités économiques spéciales. La zone UEsP1 est spécifiquement dédiée au fonctionnement, au développement et à l’intégration urbaine du GPMM.

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