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Le DPOL lutte contre la pollution des ports

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Le DPOL lutte contre la pollution des ports
D.R. - Le DPOL a été élaboré pour nettoyer les ports des déchets et hydrocarbures de surface.

Le chantier naval Francqueville a mis au point, après plusieurs prototypes, le DPOL, un système de dépollution par récupération des déchets adapté pour les zones portuaires.

Son nom ? DPOL. Sa mission ? Dépolluer les ports. Après plusieurs années de recherche, le chantier naval Francqueville vient de lancer son robot de 35 kilos, véritable aspirateur à déchets et hydrocarbures de surface. Une nouveauté pour cette entreprise de Roquefort-la-Bedoule, fondée en 2013 par Philippe Francqueville et normalement spécialisée dans la conception et la fabrication de bateaux et semi-rigides sur mesure.

Le dirigeant a eu cette idée quand un client lui demande de dessiner des bateaux autour de la dépollution. « Nous avons présenté une maquette puis effectué des essais pour trouver nos propres solutions sur le nettoyage des ports », explique-t-il. Huit ans et sept prototypes plus tard, DPOL est né. « Ce dernier projet est conçu sans électronique pour sa durabilité. Il est à la fois simple d'utilisation, pratique, autonome et facilement déplaçable. » Pour le concevoir, Philippe Francqueville injecte des fonds propres, bénéficie d'une subvention du Feder (Fonds européen de développement régional), s'entoure de deux ingénieurs et un stagiaire et bénéficie de l'aide logistique de la Chambre de commerce et d'industrie du Var.

Une solution simple et pratique

Ce système adapté aux zones portuaire est plus facile à manipuler qu'un bateau et surtout moins onéreux (compter 2 000 €). Une pompe aspire de l'eau à l'arrière du dispositif pour la restituer sous pression au centre du DPOL. Ce refoulement d'eau entraîne un courant de surface de l'avant du DPOL vers l'intérieur du sac receveur sur une épaisseur d'eau et une distance de plusieurs mètres qui permet d'attirer dans son filet les détritus. « Nous pouvons avec cet équipement mobile, adapté à toutes les météos et les contraintes portuaires, récupérer 4 à 15 kg de déchets, s'amassant avec les vagues et le vent », précise Philippe Francqueville.

Le DPOL a prouvé, par les tests grandeur nature effectués en piscine puis dans les ports et en particulier celui de Toulon, toute son efficacité. « Le capitaine, très attaché au port propre, nous a écoutés et proposé des solutions concrètes. Il a été à nos côtés pour le montage d'un cahier des charges adapté au projet », raconte le dirigeant.

Outre les ports, qui depuis 2011 et la certification « Ports propres » sont encouragés à préserver les milieux aquatiques, de nombreux acteurs manifestent leur intérêt explique Philippe Francqueville : « Nous sommes sollicités par les pompiers ou leurs prestataires pour des interventions dans les lacs ou les rivières. » Pour accompagner le développement de cette nouvelle activité, il entend recruter une équipe dédiée avec des chaudronniers et deux commerciaux. Son souhait est à présent de promouvoir cet équipement et le commercialiser en France et dans le monde. « Notre objectif assez ambitieux est d'en vendre 200 d'ici la fin de l'année. »




Jean-Pierre Enaut
Journaliste

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